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Tag Archives: Riviere de Borneo

LE MYSTERE DU VENDREDI

Vendredi; il pleut. Je me souviens avoir toujours eu l’angoisse du vendredi ; quand j’étais encore au lycée, j’avais l’impression qu’il pleuvait tous les vendredis. Je suis certaine que ce n’était pas si terrible, surtout à Marseille !
Je suis dans la cuisine, le Sungai*passe à une vingtaine de mètres devant moi. Désormais, la pluie ne me rend plus morose, au contraire, ici, à Bornéo où le climat est toujours très chaud (de plus en plus chaud !) et lourd d’humidité je me réjouis du rafraichissement qu’apportent les ondées des Landas (la mousson). Soudain, je perçois un son bizarre. Le bruit des gouttes qui tombent encore en douche légère rendent difficile l’identification de ce qui ressemble a une voix, un cri ou même un hurlement douloureux et pénible à entendre.
Nika, ma femme de ménage qui vient tous les vendredis me rejoints depuis l’autre bout de la maison. Elle est indonésienne et superstitieuse. Elle me demande « Qu’est-ce-que c’est ? »
Et moi de lui répondre : « Je ne sais pas. On dirait quelqu’un qui crie « Tonlong ! » « Tolong ! » (« A l’aide ! », « A l’aide ! ») » La chanson du film les « Ghosts Busters » me revient en tête, puis sur les lèvres : « There’s something strange in the neighborhood » mais Nika m’interrompt in-extremis.
« Shut ! » m’ordonne-t-elle, l’index sur sa bouche. Je remarque que les pupilles de ses yeux ont doublé; elle murmure à peine :
« C’est ça, oui : « Tolong ! » « C’est la première fois que ça arrive ? »
Je vois où elle veut en venir.
« Non, ce n’est pas un Hantu (un fantôme). »
« C’est quoi alors ? »
Je comprends qu’elle ait peur ; il n’est pas rare, ici, que quelqu’un disparaisse dans la jungle, généralement un homme, à la poursuite d’un hantu féminin qui le mène à sa perte, littéralement. Certains de ces coureurs de jupons ne ressortent jamais de la forêt épaisse ; d’autres sont retrouvés quelques jours plus tard sur un chemin ou une route, sérieusement déshydratés et désorientés, racontant s’être égaré pour avoir suivi une créature de rêve, un esprit charmeur.
Je rassure Nika que ca ne peut être qu’un animal ; un oiseau ; et de me lancer dans la description délicate d’un oiseau qu’elle n’a jamais vu et que je n’ai jamais eu à décrire en langue indonésienne: un paon qui crierait « Léon ! Léon ! » et non pas « Tolong ! Tolong ! » donc, rien d’alarmant.
Alors que les hurlements s’amplifient, je lui explique que quelqu’un dans le plus proche village (qui se trouve à plus d’un kilomètre !) s’est offert l’oiseau rare comme il y en a déjà à la Ferme aux Crocodiles de Jong. Pendant que je fais de mon mieux pour la calmer et la persuader avec une histoire décidément tirée par les cheveux, qu’elle ne vient pas faire le ménage dans une maison hantée, les cris redoublent avec l’intensité de l’averse et se rapprochent ; je me surprends à frissonner.
Nika a fini sa journée et le chauffeur de la société de nettoyage est à l’heure pour la récupérer. Les cris ont cessé aussi mystérieusement qu’ils avaient démarré. Alors qu’elle s’apprête à embarquer dans la vannette, je lui rappelle : « A vendredi prochain ! » Elle me jette un regard mi-figue, mi-raisin dans lequel je vois déjà toutes ses collègues terrifiées par le récit de sa journée chez l’Orang Putih (la femme blanche). Ma réputation est faite ; Il va falloir que je me mette en quête d’une autre agence. J’ai bien envie de me mettre à hurler à la mort !

*Rivière
P.S : A fin de ne pas compromettre la vente de Ko Ko Wangi, il n’y aura pas des de version anglaise pour ce billet. LOL !

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SEJOUR BIDAYUH: ANNAH RAIS

Heidi et Joda devant la grande maison

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Lorsque Heidi m’a demandée de me joindre à elle pour partir en excursion aux bains chauds d’Annah Rais, j’ai immédiatement voulu en profiter pour nous arrêter chez Joda Knight. Nous avons trouvé sa maison qu’il a convertie en séjour chambres d’hôte tout près de la rivière et des sources.

L’accueil chaleureux et souriant de Joda nous a très vite et tout naturellement réunis pour quelques photos : Joda et moi, Joda et Heidi ; comme nous n’étions que tous les trois, il n’y a pas eu de Joda + Heidi + moi.

Heidi et Joda

Une ballade à travers le verger nous a menées tout droit à la rivière qui passe à une trentaine de mètres à peine de la grande maison. Ici, pas de chemin en béton mais seulement des feuilles sur la terre ; un vrai plaisir.

L’arbre de vie bidayuh?

Tandis qu’Heidi était partie explorer les alentours, j’observais une poule bien ronde qui dirigeait une véritable légion de poussins qui devait contourner deux jolis coqs qui s’entrainaient pour leur prochain combat.

A l’intérieur du grand salon, Joda nous attendait pour nous faire gouter son yam pudding (igname) délicieux et rafraichissant et nous montrer des photos prises lors d’excursions avec ses clients qui nous ont rappelées qu’il y a tant de choses à voir et à faire autour d’Annah Rais : visiter la longhouse bien sûr ; descendre la rivière en kayak ou sur un radeau construit avec des bambous, et pourquoi pas en tubing, assis sur une chambre à air gonflée (super !) ; se prendre pour Tarzan à l’une des cascades naturelles, ou encore se lancer sur un trek de montagne jusqu’à un villages où quelques vieilles femmes portent encore des serpentins en cuivre autour des bras et des jambes.

Un peu plus tard, Joda nous a montré un chapeau bidayuh perlé réalisé par une femme de la longhouse tout en nous racontant son moment d’épiphanie le jour ou il a découvert le livre d’Heidi Munan BEADS of BORNEO (Perles de Borneo) et comment elle est devenue son idole. C’est à ce moment la que nous nous sommes aperçues que Joda n’avait aucune idée que Heidi qui savourait son yam pudding était Heidi Munan, auteur et experte en perles de Bornéo au musée du Sarawak.

Beads of Borneo ecrit par Heidi Munan

Nous avons bien cru devoir réanimer Joda  qui a failli s’évanouir lorsqu’il a enfin reconnu son idole.

Chapeau perle realise par les femmes d’Annah Rais

 

Je recommande volontiers ANNAH RAIS LONGHOUSE HOMESTAY; Très propre, très sympa. Les pièces communes et la terrasse du premier étage sont très spacieuses. Les chambres sont simples (lit, armoire, ventilateur). La cuisine est immense ; elle s’ouvre sur une autre terrasse qui sert de coin repas qui sont cuisinés soit par le cuistot maison, soit par les clients eux mêmes; au choix.

La rivière est à quelques pas au bout du jardin et Joda organise des sorties aventures de rêve.

Pour en savoir plus sur ANNAH RAIS LONGHOUSE HOMESTAY:

Blog: bidayunhlonghouse.blogspot.com

Email: annahraislonghouse@yahoo.com

Pour ceux qui hésitent à parler anglais, je recommande Amélie Blanc de Bornéo à la Carte.

Amelie Blanc

Amélie guide et organise des circuits sur Bornéo à partir de Kuching.

 

 

 

 

Une tradition qui disparait, ces femmes bidayuh portent des serpentins de cuivre autour des bras et des jambes.

La riviere au bout du verger

 

Chambre simple, propre et confortable

 

La grande terrasse du 1er etage

 

 
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Posted by on August 19, 2012 in Decouvrez Borneo, Ou Dormir

 

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LES SOURCES CHAUDES D’ANNAH RAIS

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Pour toutes les fois où nous sommes allées à la longhouse de Annah Rais, dans la région de Padawan, ni Heidi ni moi n’avons jamais réussi à pousser notre visite jusqu’aux sources chaudes.

L’entree aux Sources

Ce matin, nous avons enfin pris la situation en main : un sac à dos léger et un petit panier remplis de sandwiches et de pizza chargés dans le coffre de ma voiture et nous sommes parties sur des routes de campagne qui nous ont menées jusqu’à l’entrée même des sources chaudes. De là, il nous a suffit de suivre un petit chemin  à travers un jardin d’abondance : des régimes de bananes prêts pour la cueillette ; des ananas si jolis qu’un artiste aurait certainement souhaité les peindre avant de les manger ; des cocotiers et bien sur des fleurs, jusqu’aux plus petites, mais toujours infiniment belles.

Petite fleur infiniment belle

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans le lit de la rivière, deux larges « baignoires » ont été construites par les villageois. Tandis que le courant est très rafraichissant, l’eau gazeuse des baignoires doit bien faire trente degrés. Nous avons laissé tremper nos pieds dans le bain chaud avant de retourner profiter des eaux cristallines de la rivière.

Les pique-niques Malaisiens sont généralement chauds et épicés ; ils se conçoivent rarement sans la présence de deux marmitons (l’un rempli de riz et l’autre de curry), des assiettes, des cuillères et des fourchettes pour tout le monde ; tout cet attirail se retrouve joyeusement transporte à travers parcs ou plages.

Ceux qui ont eu la chance de voyager avec des Ibans (sur la Skran, la Lemanak ou ailleurs) se souviendront avoir vu les hommes couper quelques bambous en bord de rivière et les remplir de morceaux de poulet, puis sortir un wok de Dieu seul sait  où pour y faire revenir des légumes sur un feu de camp préparé sur la plage de galets : véritable pique-nique de la jungle !

Au risque de paraitre un tantinet paresseux, les pique-niqueurs occidentaux, classe à laquelle Heidi et moi appartenons, se régalent de plats froids qui tiennent facilement dans des boites en plastique. Aujourd’hui nous avons honoré le karangan de sandwiches au jambon et chutney de tomates faits maison et d’une pizza que nous avons pu couper en deux grâce à Heidi qui n’a pas quitté sa Suisse natale sans son couteau !

Notre escapade était si réussie que je pense sérieusement retourner à Annah Rais pour y passer deux ou trois nuits, chose facile a réaliser grâce à Joda Knight qui offre des chambres d’hôte et peut organiser tout un tas d’activités allant du kayaking au trek aventure dans des villages extraordinaires. Mais ca, c’est une autre histoire à suivre…

Se baigner dans les eaux claires d’une riviere tropicale… lorsque le rêve devient réalité.

 

 

 
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Posted by on August 14, 2012 in Decouvrez Borneo

 

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BRAANG PAYANG

BILINGUAL POST – BILLET BILINGUE

Braang Payang, Kampung Bidayuh, Padawan, Sarawak, Borneo.

7th of July 2012

A Beautiful Welcome

Surprise! Hubby dressed in ceremonial Bidayuh vest and head-band ! An honor. I think it suits him too.
Swee Ann Honoré d’avoir reçu un gilet de cérémonie et un bandeau bidayuh. Ça lui va bien non ?

Letting go of new life in the river (fish fries).
Lâché de fretin, on repeuple la rivière.

Tree Planting

“You see them? “
“Tu les vois toi les petits poissons?”

Les Amis des Rivieres!

A lovely bridge – Un joli petit pont

Bamboo technology

Agnes organised everything! Look at how she ears a mix of traditional with jeans. Very chic!
Agnès a tout organisé. Quel chic cette façon de porter un haut traditionnel sur une paire de jeans !

Agnes created a spa space in frontof her house by the river.
Devant chez elle, au bord de la rivière, Agnès a créé un spa de la jungle

True Blue Country Band!

Oh goody, they’re playing my favourite Nellie McKay’s song:
And I don’t care what the politicians spout
If you need a companion
Well just go right to the pound
And find yourself a hound
And make that doggie proud
’cause that’s what it’s all about
That’s what it’s all about
That’s what it’s all abow-wow-wow-wout
That’s what it’s all about

 
 

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PUSA: UN VILLAGE DES PECHEURS MALAIS

Un bateau de peche, au repos sur la rive du Batang Saribas.

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Kampung Pusa, dans le département no.2 du Sarawak, est un village de pêcheurs sur le Batang Saribas. La population y est de prédominance malaise et la vie y est encore réglée sur le rythme des marées.

C’était ma première visite du village où est né Swee Ann et où il a grandi dans le coffee shop chinois de ses parents.

La route s’arrête au nouveau centre commercial de Pusa ; nous avons donc laissé notre voiture au bord de la rive avant de traverser le fleuve Saribas pour nous rendre au village d’origine.

Nous avons donc laissé notre voiture au bord de la rive avant de traverser le fleuve Saribas pour nous rendre au village d’origine.

Nous avons pris notre tour a la queue du ferry boat.

Embarquement immediat!

Un moment de paix avant d’embarquer.

Le capitaine du ferry boat.

Danson, notre chauffeur (et directeur photographie) tatoué; il se laisse enfin conduire!

L’un de mes moments préférés .

Les bateaux de pêche couchés sur la rive du Batang Saribas à Pusa.

Cette année les bottes se portent hautes !

Les bottes de Pusa.

Un arbre qui s’accroche désespérément à la rive.

Peint sur un sampan, le slogan du Barisan Nasional, le parti politique au pouvoir.

Une jetée.

Maison de village, les pieds dans l’eau à marée haute.

Réflexions

XXXX

 
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Posted by on July 17, 2012 in Decouvrez Borneo

 

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UNE RIVIERE S’EVEILLE

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« Une promenade en pirogue, ça te dit ? »

Je suis en visite à Rumah Udam, une longhouse Iban près de la ville de Sibu et je n’en pouvais plus d’attendre que l’on m’invite enfin à faire un tour sur la rivière que nous sommes tous venus fêter. Les habitants des villages des bords du Sungai Menyan, encouragés et assistés par le Sarawak Rivers Board, ont mis tous leurs efforts en commun  pour le nettoyer.

Chargée de ma sacoche photo encombrante sur l’épaule gauche, je réussis tant bien que mal à embarquer sans perdre l’équilibre, sur une toute petite pirogue peinte jaune canari sur laquelle m’attendent deux jeunes hommes. Il n’y a pas de moteur et comme c’est la saison sèche, une perche suffit pour tourner l’embarcation vers l’amont et progresser avec aise contre le courant faible.

Il est évident que mes piroguiers n’ont pas l’habitude d’escorter une orang putih (personne blanche), et avec ça une femme !  Je me porte donc volontaire pour briser leur timidité silencieuse et engager la conversation jusqu’à ce que nous disparaissions sous les arbres gigantesques.

Bien vite, je repère un Martin Pêcheur sur une branche et un peu plus loin mes deux hommes s’agitent pour me montrer un bubuh (nasse) une méthode de pêche qu’ils avaient abandonnée comme ils avaient aussi abandonné leur rivière.

Tandis que nous progressons, j’ai l’impression d’avoir trouvé la Belle Au Bois Dormant ! L’atmosphère est intime qui inspire le respect, la révérence même et par endroits, les arbres impressionnants, la brise et les rayons de lumière semblent être de connivence pour nous jouer des tours de magie.

Bon Voyage!

 

 

Le Martin Pecheur

 

 

Le bubuh

 

 

Un pêcheur tranquille qui écope le fond de son préau.

 

 

Sungai Menyan, la riviere paisible.

 

 

Un coin secret?

 

 

par endroits, les arbres impressionnants, la brise et les rayons de lumière semblent être de connivence pour nous jouer des tours de magie.

 

 

 

 

 

 

 

 

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LA RIVIERE EN COULEURS

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Je me suis rendue en invitée à Rumah Udam, longhouse Iban près de Sibu, pour participer à une fête qui devait conclure l’effort d’équipe des longhouses riveraines de la Manyan pour dégager leur rivière des débris accumulés durant quelques années d’abandon. Les Ibans de Sungai Manyang avaient en effet abandonné le transport en pirogue lorsque l’exploitation de palmiers à huile avait créé une route d’accès à la plantation. Sous l’égide du Sarawak Rivers Board les villages concernés ont retroussé leurs manches pour déblayer la rivière et remettre leurs pirogues et leurs nasses à l’eau.

Les enfants n’ont certainement pas été oubliés dans cet effort communautaire de redécouvrir leur rivière; un concours de coloriage ayant pour thème le Sungai avait été organisé tout spécialement pour eux.

L’esprit de Compétition

 

 

“Moi! Moi! Mon Dieu, faites que j’aie un prix!”

 

Et nous avons un gagnant.

 

En fait, nous avons plusieurs gagnants.

 

De grands prix!

 

De jolis prix!

 

“Ca y est; ils m’ont oubliée!”

 

FIN

 

EPILOGUE: La petite fille en rose a finalement reçu un prix ; vous avez sans doute deviné que tous les enfants ont reçu un prix.

 

 

XXX

 

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COLOUR YOUR RIVER

CLICKEZ POUR LA VERSION FRANCAISE

At Rumah Udam, an Iban longhouse close to Sibu we joined the celebration after a community clean up of the Menyan river by all the longhouses along the banks. The river had been abandoned as a mean of transportation in favour of a palm-oil plantation road; it had become cluttered with debris and trunks. The folks of Sungai Menyan, encouraged by the Sarawak Rivers Board have agreed to clean up their river and repopulate the waters with indigenous fishes.

The children were invited to enter a coloring contest with focus on river activities.

Spirit of competition.

Suspense, a spice of life.

“Me, me; please… me.”

And we have a winner.

And a few more…

“I knew it, they forgot mine!”

THE END

EPILOGUE: Little Miss En Rose did get a prize after all; in fact, everyone did!

 

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CELEBRATING A RIVER’S LIFE

CLIKEZ POUR LA VERSION FRANCAISE

Rumah Udam is an Iban longhouse close to Sibu. I was invited to join the celebrations after a community clean up of the Menyan river by all the longhouses along the banks. The river had been abandoned as a mean of transportation in favour of a palm-oil plantation road; it had become cluttered with debris and trunks. The folks of Sungai Menyan, encouraged by the Sarawak Rivers Board have agreed to clean up their river and repopulate the waters with indigenous fishes.

Iban people certainly know how to celebrate life, especially when they have just given it back to their river, their own source of life in the first place!

The beat of Iban gongs is often irresistible, so lets dance and when Iban people dance, they call it NAJAT!

Najat opening by a lady

An old warrior’s Najat always entertains and encourages the children to perpetuate the art.

The local dignitary was honored and given a fruit tree to plant in front of the longhouse

Someone else had to dig the hole though!

Tree Planting, the dignitary deposits the tree inside the hole and LOL, someone else is still sweating after all the digging!

Of course there were nice speeches from behind a rostrum covered with a priceless puah kumbu (Ikat) woven in the longhouse.

Rumah Udam

Not everyone was equally attentive.

While some really got impatient

While were caught and kept under control and had to find something to do to kill time.

Listening to speeches? Definately an adult thing to do!

The participants received prizes. Love the puah Kumbu print of the paper bags!

And of course a good celebration calls for good cooking. The women invited me to join them; peeling garlic seems to be my speciality.

The catering brigade. MAKAI!

The MIGHTY wok

 

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UNE RIVIERE CLAIRE ET LIMPIDE A BORNEO: J’Y SUIS ALLEE.

Le pont en bambou du Kampung Bidayuh de Senah Rayang

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Depuis mon siège de passagère, je vérifie le compteur: 10km depuis le fameux village Bidayuh de Annah Rais. Nous tournons à droite en direction de Kampung Rudan Rayang et Senah Rayang. C’est à ce dernier que nous nous rendons. Danson, mon chauffeur tatoué fait preuve d’un don certain pour les tournures de phrases inoubliables : « If lama on this road, no need drink beer, I mabuk free » (Si la route est longue, pas besoin de boire de la bière, je serai saoul gratis.) Il a raison, c’est une route à virages, qui se tortille à travers un paysage de jungle et de collines verdoyantes entrecoupées de falaises calcaires érodées par des millions d’années de pluies tropicales. Il y a des grottes dont certaines sont connues des habitants pour leurs nids d’hirondelles précieux.
A notre gauche, le village apparait dans la vallée. Même de loin, Senah Rayang a l’air joli et propre. Au delà des toitures aux tons gris-bleu, les collines semblent avoir été modelées pour protéger le village sans l’étouffer. Au bas de la pente nous traversons un pont en planches ; c’est vraiment ravissant. Danson se souvient de sa dernière visite, il y a environ deux ans lorsque la route n’était pas encore goudronnée et que la boue épaisse et glissante rendait l’accès difficile, en descente comme en cote.
Nous nous arrêtons chez le Ketua Kampung (Ketua = Tête et Kampung = Village), le chef du village. Il nous apporte quelques boites de Malta pour les hommes. Il nous explique qu’il est musulman, qu’une grande partie des villageois a été convertie à l’Islam quand ses parents étaient encore jeunes, il y a une trentaine d’années. C’est ainsi que dans ce village Land Dayak de 600 habitants on prie à la mosquée et à l’église anglicane qui est en phase de reconstruction.
Une fois de plus, j’ai suivi Swee Ann, mon mari et la délégation du Sarawak Rivers Board. Un diner a été prévu qui sera suivi d’une séance audio-visuelle dans la salle des fêtes. Une équipe d’experts répondra aux questions des villageois sur la reproduction des poissons dans leur environnement naturel et sur le tourisme, à présent que la route est bonne, que la rivière est propre et qu’un programme de logement chez l’habitant a été homologue par le ministère du tourisme.
Danson s’est porté volontaire pour me guider à travers le village ; il semble aussi déterminé à devenir mon directeur de la photographie : « Viens ici ; regarde par ici ; good photo ! non pas ici ; ici. Yes ! » Il a raison, la vue est magnifique depuis le pont classique recouvert de planches avec en face et en amont sur la Sungai Sungan (la rivière Sungan) qui roule des flots limpides, un autre pont en bambou traditionnel des bidayuhs.
Danson est désormais impatient de me guider à travers les rues étroites, de me faire visiter la longhouse d’origine, de me mener à la cascade naturelle… C’est vrai que le village, les enfants et les habitants que j’ai déjà rencontrés sont charmants mais j’ai envie de m’arrêter et de passer un moment ici ; un moment de bonheur.
Si nous ne faisons pas attention, l’eau propre sera bientôt chose rare sur notre bonne planète. Déjà, en Afrique, 300 million de gens souffrent et meurent même par manque d’eau pour boire et pour irriguer les terres. Ici, à Bornéo, l’eau semble tomber et couler en abondance, rendant la vie plus facile et il en a toujours été ainsi, jusqu’à ce que vienne l’ère du plastique ; non recyclable, non dégradable, qui a suivi les débris biodégradables dans nos rivières. Tout cela est du à de mauvaises habitudes, comme le fait de jeter des sachets ou des boites vides au lieu de les porter jusqu’à une poubelle, ou encore de jeter ses ordures dans la rivière qui les fera disparaitre (en les emportant vers un autre village). C’est bien pour tout cela que les campagnes d’information et l’éducation des habitants des villages riverains est d’importance primordiale. Les programmes de conservation des rivières du Sarawak ont réussi à tourner les aiguilles à l’envers de quelques vingt cinq ans en arrière à Senah Rayang où la rivière est enfin redevenue une métaphore de vie.

Au dessous de moi, dans la rivière, des enfants s’amusent à sauter dans l’eau et à s’arroser ; ils veulent mon attention et ils éclatent de rire. Ils n’ont pas à se soucier de l’avenir de leur village à présent que leurs parents ont appris la leçon du respect de l’environnement, de leur héritage : des poissons dans la rivière, des oiseaux qui se nourrissent de poissons, toutes sortes d’animaux et de créatures en fait, et des cultures saines et bien arrosées.
Je retrouve Rosli, le chef du village. Il me demande de lui donner des conseils pour ne pas décevoir les touristes. Je suis ravie de lui citer une liste d’activités comme la visite d’une classe d’école, le trekking dans la jungle à la recherche de plantes, la chasse ou même la chasse aux insectes nocturnes ; des leçons de cuisines (les femmes sont bonnes cuisinières) et bien sur la baignade dans la rivière ou à la cascade. Pourtant, ce qui charmera le plus les visiteurs, c’est tout simplement la gentillesse des habitants et l’amour et le respect qu’ils ont pour leur village.
Kampung Senah Raya m’a tout à fait séduite et à dire vrai je m’y installerais bien pour écrire au bord de l’eau et me rafraîchir dans la rivière entre deux paragraphes. Il ne manque plus que l’internet et je déménage !


 

COMMENT SE RENDRE A SENAH RAYANG:
Au départ de Kuching, prendre la direction de SERIAN sur 10 miles.
A Kota Padawan (ancien « Tenth Mile Bazaar ») prendre la direction d’ ANNAH RAIS.
Au croisement d’Annah Rais (Annah Rais Home Stay est à droite) continuer tout droit direction JALAN KUCHING SERIAN.
Continuer sur 5km puis tourner à droite (tout droit = Jalan Kuching Serian)
En chemin vous verrez un panneau “BUKIT NANAS” et “SEMERU”
A 7km d’ Annah Rais traverser KAMPUNG DUNUK.
A 10km d’ Annah Rais, suivre le panneau: KG RUDAN RAYANG – KG SENAH RAYANG. Encore 3.2km et vous serez enfin à KG SENAH RAYANG (sur votre droite).

CONTACTS POUR CHAMBRE D’HOTES:

Mon Histoire En ebook

email M. Amin Bin Abdullah amina1@sarawak.gov.my

Telephone: M.Johari (60) 14 692 1075 

à partir de la  Malaisie: 014 692 1075

Les photos:

La jolie route qui mène à Kampung Senah Rayang

La jungle

“un paysage de jungle et de collines verdoyantes entrecoupées de falaises calcaires érodées par des millions d’années de pluies tropicales.”

Le village de Senah Rayang

Le pont à l’entrée de Kampong Senah Rayang

Rosli, le chef du village compose sa mise avant la photo.

Le chef du village nous a reçus chez lui. Nous avons admiré les médailles et les trophées sportifs au tour de la télé et l’expo de photos de famille.

Le petit magasin du village fait partie de la maison

La longhouse d’antan tient toujours sa place au sein du village et elle est encore habitée et recoit la télé!

La verandah commune à l’intérieur de la longhouse.

La terrace extérieure de la longhouse, tous ces bambous doivent être remplacés régulièrement.

Dans la cour de l’école, on a construit une maison traditionnelle pour que les enfants n’oublient pas. Ils peuvent jouer à l’intérieur.

2012 La nouvelle génération

Ruelle d’un joli village

Promenade dans le village

Fenêtre de cuisine

Un joli mimine bien nourri au poisson de la rivière?

On se croirait presque au Farwest plutôt qu’au Far East non ?

Dans le village

L’étendage mode Sarawak.

Les jardins de Senah Rayang.

Le bambou s’utilise partout.

La promenade à travers les jardins est un véritable plaisir.

Marches taillées dans du bois de fer.

Au coin d’une ruelle, un grand bouquet d’orchidées !

En attendant le nouveau clocher.

Provision de bûches et panier.

L’incinérateur du village, pour papiers et cartons.

Le pont conventionnel depuis lequel j’ai photographié le pont en bambou.

L’eau claire de Sungai Sungan.

Les enfants qui jouent dans la rivière.

La rivière Sungan sera son héritage.

Comment préparer un banquet : un bon feu et des marmites géantes déjà noircies.

Des pousses de bambou en sauce, des feuilles de tapioca, du bœuf sauce Rendang, du poulet grillé façon Senah Rayang, poisson grillé et servi dans une grande feuille d’arbre…. Et du riz bien sur. Les femmes sont bonnes cuisinières et prêtes à partager leurs recettes avec les visiteurs.

Les enfants étaient invités à la présentation audio-visuelle.

Le soleil se couche en beauté sur Senah Rayang où j’ai passé une merveilleuse journée.

 
2 Comments

Posted by on April 23, 2012 in Decouvrez Borneo

 

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