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UN AMOUREUX DE LA MALAISIE S’EST ENDORMI SUR SON OREILLER EN PORCELAINE

UN AMOUREUX DE LA MALAISIE S’EST ENDORMI SUR SON OREILLER EN PORCELAINE

L’Oreiller en Porcelaine compte parmi les coïncidences qui se sont toujours glissées dans ma vie, en petites series, sans avoir besoin de me demander mon avis.

C’est mon ami et auteur Américain (publié en français), Robert Raymer qui a été le premier à me parler de ce français longtemps établi à Penang qui lui avait dédicacé ses mémoires publiées chez les éditions You Feng. Quelques jours plus tard, Robert m’avait prêté le livre et je m’étais perdue dans les souvenirs extraordinaires de Christian de Viancourt.

A dire vrai, l’Oreiller en Porcelaine n’est pas un livre, c’est un grimoire, un recueil magique qui plonge ses lecteurs dans un état d’extase comme le ferait une vieille pipe d’opium. Quand on le referme, on se sent « tout chose ».

Mon amie Dominique qui était venue me rendre visite depuis Kuala Lumpur,  m’avait raconté son dernier voyage à Penang et comment un hôtelier français lui avait spontanément passé « quelqu’un » au bout du fil. C’était Christian de Viancourt. Même au téléphone, Dominique l’avait trouvé captivant. Elle lui avait promis de le rencontrer à sa prochaine visite et aussitôt rentrée à Kuala Lumpur, elle avait acquis L’Oreiller. De fil en aiguille, de bouche à oreille, L’Oreiller a sans doute ravi la communauté française de Malaisie toute entière, et il n’a pas fini.

Dans ses mémoires, Christian de Viancourt parle beaucoup des fours à opium qu’il s’était mis à collectionner. Quelques mois après avoir lu son livre, j’étais en voyage au Laos et je n’en n’avais toujours jamais vu. Voila qu’un beau soir alors que je chinais au marché de Luang Prabang, les histoires de L’Oreiller me sont revenues toutes fraiches : devant moi, j’en étais certaine, ce devaient être des fours à opium ; et s’en était ! Je n’ai même pas tenté de résister à l’impulsion et j’en ai ramené deux à Kuching qui me rappellent l’Histoire du commerce de l’opium et les moments passés sur L’Oreiller en Porcelaine.

Il y a quelques jours de cela, Dominique est revenue à Kuching après Penang et je lui ai demandé si elle avait finalement rencontré notre auteur fétiche ? J’étais triste d’apprendre que Christian de Viancourt nous avait joué un mauvais tour en devenant immortel. Non pas à l’Académie Française, mais dans le cœur et la mémoire de ses « fans » et de ses amis, surtout à Penang.

Quant à moi qui n’ai pas eu la chance de le rencontrer, je me permets de lui dédier une citation d’Ernest Renan  « L’immortalité, c’est de travailler à une œuvre éternelle ».

Mes fours à opium, froids!

L’Oreiller en Porcelaine est en vente sur internet ; voici ce que d’autres en disent :

“L’après-guerre en Asie du Sud-Est. Un monde en transformation profonde : guérillas communistes, guerres d’indépendance, émancipation des peuples, luttes fratricides. L’auteur a tout connu de cette période agitée. Mais ce récit se concentre particulièrement sur la vie de quelques Européens pris dans l’engrenage d’expériences hasardeuses et dangereuses dont l’opium forme la trame de fond de cette aventure.

Le cadre d’une vie coloniale en voie de disparition ajoute une dimension tragique à cette fresque qui évoque d’une façon saisissante la fin d’un monde et la naissance d’une Asie pleine de promesses.

Arrivé en Extrême-Orient en 1955, l’auteur a passé une grande partie de sa vie dans cette partie du monde. Planteur de caoutchouc dans une grande société française, il en est vite devenu un cadre supérieur ainsi que responsable d’organismes professionnels et culturels.

Il a pris sa retraite en Haute-Provence.” Editions You Feng 

“Un livre exceptionnel écrit par un français amoureux de l’Asie et qui y a passé toute sa vie. C. de Viancourt nous entraîne en Malaisie à travers jungles, plantations, opium et pirates.”  comitis.com

« Je connaissais bien Christian de Viancourt. Il venait d’Evreux en Normandie comme moi. Un personnage interessant et plein d’histoires humoristiques sur la Malaisie et la vie en general. He is missed!!!! Sad! But he had a very good and full life!!!”  Joelle Wong, Penang

Mon Histoire En ebook

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