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Category Archives: Animaux de Borneo

LE RAT DE LUNE

Le Rat de Lune de mon jardin http://sites4school.com/giant%20rats.html

Le Rat de Lune de mon jardin http://sites4school.com/giant%20rats.html

Le  Rat  de lune que j'ai vu sur notre petite route

Le Rat de lune que j’ai vu sur notre petite route

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Rien de tel qu’un grand “plouf” dans le bassin aux carpes de Chine pour nous sortir illico presto de nos fauteuils de notre  terrasse et faire courir Swee Ann à travers la maison pour prendre la grosse lampe torche.

Il faisait déjà nuit et bien sombre, à cause des gros nuages de la saison du Landas, la saison des pluies.

Nos trois chiens étaient dans tous leurs états d’alerte ; le terrier maltais trépignant sur ses quatre pattes, tandis que Sherlock, le berger belge se penchait dangereusement par-dessus le bord du bassin dans un effort d’attraper la proie mystérieuse à son passage.

De retour avec la lampe torche, Swee Ann a réussit à capturer l’intrus dans un halo lumineux. C’était un Rat de Lune, bien plus large qu’un rat local ordinaire, couvert d’un duvet blanc, la tête de couleur orangée.

Il y a encore peu de temps, le seul Rat de Lune que j’aie jamais vu était au Sarawak Museum et il devait être aussi vieux que le musée (1891) qui l’abrite encore. J’espère que vous avez deviné que l’animal était empaillé !

Il y a quelques mois de ça, j’ai failli écraser l’un de ces rats sur notre petite route et, incroyablement, hier soir, un autre spécimen, mais noir et blanc cette fois a traversé devant ma voiture !

Je n’ai pas trouvé de traduction pour Moon Rat, je l’ai donc baptisé Rat de Lune, un joli nom pour un rat qui n’en n’est pas vraiment un. Son nom scientifique est Echinosorex Gymnura; il appartient  à la famille des erinaceidae. Les rats blancs, je pense, ne se trouvent qu’ici, à Bornéo ; les spécimens noirs et blancs se trouvent aussi dans la jungle de la péninsule malaise.

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Posted by on February 4, 2013 in Animaux de Borneo, Chez Moi a Borneo

 

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JUNGLE DE NUIT

Insecte baton

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Seriez-vous capable de repérer un serpent vert, long et fin parmi un feuillage tropical et de nuit ? J’ai bien vu des grenouilles qui sautaient en précédant mes pas, des insectes bâtons accrochés à des branchettes au niveau du regard, une menthe religieuse en pleine prière (la tête en bas !) et d’autres insectes merveilleux et puis des champignons et même un très joli escargot ; mais le serpent vert sur la branche élevée d’un arbre, ca, je ne l’ai pas vu. Hans junior, lui par contre l’a vu, puis il a immédiatement appelé son père , Hans Senior, qui s’est précipité, arme d’une longue pince servant a cueillir les serpents. Lorsque papa Hans a sorti un sac en toile blanche, je n’ai pas pu m’empêcher de lui poser la question si la pauvre bête allait manquer à sa famille. Il m’a assurée que les serpents sont de grands solitaires. J’ai insisté : « N’a-t-il pas une maman ? » Papa Hans est resté sourd et le serpent s’est retrouvé au fond du sac. « Super! Ça fera un beau spécimen pour mes présentations aux élèves des écoles. » L’affaire était dans le sac, il a tiré le cordon. «C’est un garçon! » Hans Junior n’était pas peu fier de sa découverte. Comment savait-il qu’il s’agissait d’un garçon? Je sais que ça vous intéresse. C’est à cause de sa queue! En effet, les males ont la queue plus longue. Pas plus compliqué que ça. Nous étions six adultes et 3 autres jeunes garçons à suivre les Hans ; nous étions tous épatés. Quel drôle de monde que le notre : lorsque tombe la nuit, tout ce qui nous est familier à la lumière du jour, devient soudain étrange au regard et à l’ouïe. Des créatures que nous ne voyons jamais grouillent dans l’herbe et les arbres, comme si le but de leur existence était d’assurer que la planète ne dorme jamais. Oui, vraiment, quel monde étonnant et merveilleux, pourvu qu’on y prête attention.

Un grand merci aux Hans pour une soirée inoubliable.

Hans Breuer vit à Kuching , il a un blog spécialisé sur les serpents.

Les Photos

Restez alertes!

Insecte baton, maitre du camoufflage. Pas facile a voir!

L’insecte bâton lui est décidément monté à la tête !

Dans une maison abandonnée, il peut y avoir des squatters intéressants.

Les bambous de nuit – une atmosphère différente.

Un champignon dans la jungle!

Sous le pont en bois, l’eau est tres claire pour y voir les poissons.

 

Papa Hans nous cueille un serpent.

 

Hans Junior identifie le sexe du serpent. «C’est un garçon! »

 

Pour Hans & Hans, l’affaire est dans le sac.

 

Prière à l’envers ?

 

 

 

Nepenthes, plante carnivore qui de nourrit des insectes qui tombent dans sa coupe.

 

 

Quel joli escargot!

 

 

Quels souvenirs de vacances extraordinaires!

 

 

Decouvrir la nature la nuit: une idée sensationnelle!

 

 

 

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COMMENT FABRIQUER UN BALAI

Macik

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Palmiers Nipah dans le village de Pusa

J’ai rencontré Macik au village de Pusa, sur le Batang Saribas. Elle était fort occupée à faire un balai à partir de la tige d’une feuille de palmier nipa (palmier d’eau).

 

 

 

 

 

 

 

Les tiges de feuilles de palmier nipa mises à sécher au soleil.

 

Du balai ! Du balai ! La voisine de Macik chasse un calao qui exagère.

 

 

 

 

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UNE RIVIERE S’EVEILLE

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« Une promenade en pirogue, ça te dit ? »

Je suis en visite à Rumah Udam, une longhouse Iban près de la ville de Sibu et je n’en pouvais plus d’attendre que l’on m’invite enfin à faire un tour sur la rivière que nous sommes tous venus fêter. Les habitants des villages des bords du Sungai Menyan, encouragés et assistés par le Sarawak Rivers Board, ont mis tous leurs efforts en commun  pour le nettoyer.

Chargée de ma sacoche photo encombrante sur l’épaule gauche, je réussis tant bien que mal à embarquer sans perdre l’équilibre, sur une toute petite pirogue peinte jaune canari sur laquelle m’attendent deux jeunes hommes. Il n’y a pas de moteur et comme c’est la saison sèche, une perche suffit pour tourner l’embarcation vers l’amont et progresser avec aise contre le courant faible.

Il est évident que mes piroguiers n’ont pas l’habitude d’escorter une orang putih (personne blanche), et avec ça une femme !  Je me porte donc volontaire pour briser leur timidité silencieuse et engager la conversation jusqu’à ce que nous disparaissions sous les arbres gigantesques.

Bien vite, je repère un Martin Pêcheur sur une branche et un peu plus loin mes deux hommes s’agitent pour me montrer un bubuh (nasse) une méthode de pêche qu’ils avaient abandonnée comme ils avaient aussi abandonné leur rivière.

Tandis que nous progressons, j’ai l’impression d’avoir trouvé la Belle Au Bois Dormant ! L’atmosphère est intime qui inspire le respect, la révérence même et par endroits, les arbres impressionnants, la brise et les rayons de lumière semblent être de connivence pour nous jouer des tours de magie.

Bon Voyage!

 

 

Le Martin Pecheur

 

 

Le bubuh

 

 

Un pêcheur tranquille qui écope le fond de son préau.

 

 

Sungai Menyan, la riviere paisible.

 

 

Un coin secret?

 

 

par endroits, les arbres impressionnants, la brise et les rayons de lumière semblent être de connivence pour nous jouer des tours de magie.

 

 

 

 

 

 

 

 

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UN CALAO MAITRE DANS SA MAISON

Le weekend dernier nous a vu prendre la route pour un trajet de près de 500km jusqu’à la ville de Sibu. Le voyage lui-même s’est déroulé comme un long métrage de paysages, commenté de ça et la par Swee Ann et Danson, notre chauffeur tatoué. Les villes, les villages et la longhouse Iban que nous avons visités, tous nous ont accueillis avec leur propre charme ; pourtant les meilleurs souvenirs que nous avons ramenés de ce périple sont faits de rires mais aussi de quelques moments émouvants que nous avons eu le bonheur de partager avec nos hôtes accueillants et (je vais vous surprendre) un oiseau rare ! Je reste sous le charme.

Le but de notre voyage était de nous rendre à Rumah Udam, longhouse Iban près de Sibu, pour assister à une fête qui devait conclure l’effort d’équipe des longhouses riveraines de la Manyan de dégager leur rivière des débris accumulés durant quelques années d’abandon. Les Ibans de Sungai Manyang avaient en effet abandonné le transport en pirogue lorsque l’exploitation de palmiers à huile avait créé une route d’accès à la plantation. Sous l’égide du Sarawak Rivers Board les villages concernés ont retroussé leurs manches pour déblayer la rivière et remettre leurs pirogues et leurs nasses à l’eau.

Je commencerai donc par l’oiseau…

Je l’ai trouvé perché sur la selle du vélo moteur qui appartient à son père adoptif. Nous étions au village de Pusa sur le fleuve Rimbas et « l’ » est un calao ! Un villageois l’a trouvé dans la jungle, au pied d’un arbre ; il était tombé du nid. Rentré chez lui, il n’a pas pu s’occuper de l’oiseau et l’a confié à son ami ; c’était il y a trois mois. Depuis lors, le calao a tout a fait adopte sa nouvelle famille, y compris le chat ; il n’a aucun scrupule à être le seul oiseau toléré dans le verger.

Note: Au Sarawak, “Pusa”, le nom du village, signifie aussi “chat”.

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 J’ai essayé de me présenter mais il n’a rien voulu savoir.

Une fois tout le monde rentré à l’intérieur de la maison, je me doutais bien qu’il allait vouloir suivre…

Du balai! Du balai!

Mackcik* n’était pas très contente de voir ce bel oiseau s’introduire chez elle ; « du balai ! » dit elle avant de repousser l’intrus à l’aide du balai qu’elle venait de confectionner à partir de lamelles de feuilles de palmier Nipah. Monsieur Burung* a trouvé ça très amusant et s’est mis à tirer à l’aide de son bec.

*Mackcik : Tantine

*Burung : Oiseau – Burung Kenyalang est le calao

Un peu plus tard, M.Burung Kenyalang nous a retrouvés coté cuisine, sur la terrasse où il s’est offert une noix bien dure cueillie d’un arbre voisin qu’il a brisée de son bec tranchant et puissant.                        Comme nous avions fini de déjeuner, je me suis levée pour aller lui offrir un morceau de pastèque avec l’intention de l’amadouer enfin. Mon geste a eu pour effet de sceller notre amitié. Lorsque je suis retournée m’assoir sur ma chaise, il est venu tout droit vers mon pied, en sautillant ; puis il s’est mis à jouer avec mes orteils en les prenant un à un dans son bec ! Oui, le bec même qui venait de briser une noix bien dure. Je suis heureuse de commenter que j’ai encore tous mes orteils et entiers ! Monsieur Calao s’est révélé être très délicat même lorsqu’il s’est tout de même un peu trop excité après mon pied jusqu’à agiter ses ailes s’est retrouvé tout ébouriffé. Je me suis enfin permis de lui tendre la main qu’il a aussitôt acceptée comme perchoir depuis lequel il m’a bien observée de près.

Le Sarawak est la terre des calaos et j’ai eu plusieurs fois la joie d’en voir, libres, lors de mes voyages dans l’intérieur du pays. Le calao rhinocéros est l’emblème de l’état du Sarawak.

Dans le folklore Iban, le calao est le messager des dieux.

 

Lisez mon histoire en format ebook

 
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Posted by on June 29, 2012 in Animaux de Borneo

 

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THE LIZARD IN MY GARDEN – LE LEZARD DAND MON JARDIN

Lézard, joli lézard, n’aie crainte du chasseur d’image

Lizard, lizard where is your ladder?

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AVENTURE EN FORET MANGROVE

Poisson Amphibien. Source: budak-blogs

Source Photo

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Ce matin, quelques un de mes souvenirs me sont revenus en force et tout ça grâce à un message sur facebook de l’office du tourisme du Sarawak ( SARAWAK TRAVEL  MALAYSIA, BORNEO) qui disait :.

La forêt mangrove forme une ceinture qui borde les baies et les estuaires des rivières les plus importantes de Bako. Une plateforme piétonnière de 164m de long traverse la mangrove dans la zone de Telok Assam qui permet de voir de près des plantes et des créatures fascinantes.

A marée basse, il suffit de prêter l’oreille pour entendre résonner le bruit  sec de claquettes que font les mollusques dans la boue gorgée d’eau de mer sous les racines des palétuviers. On peut aussi se laisser distraire par les prouesses des poissons amphibiens et des crabes violonistes aux couleurs éclatantes. Alors racontez-nous et partagez votre expérience de la forêt mangrove à Bako National Park.

J’ai donc partagé mon expérience personnelle, bien que mon aventure se soit passée à Santubong qui n’est pas bien loin de Bako :

Il y a de ça quelques années, j’étais partie avec un copain belge à la recherche de poissons amphibies pour les photographier. Montés sur des jet-skis, nous étions partis nous enfoncer dans la mangrove. Après  avoir pris soin d’attacher nos engins à un tronc, nous nous étions laissés enfoncer jusqu’aux genoux dans la boue aspirante et attendre sans bouger, l’œil collé sur l’objectif, trempés de sueur par au moins 33 degrés d’humidité, nous offrant en repas à un nuage de moustiques et de mouches de sables voraces et sans merci.

Les photos n’étaient pas bien ressorties et nous avons du nous gratter pendant plusieurs jours, mais je garderai à jamais le souvenir d’un aventure extraordinaire. J’adore encore la forêt mangrove et son air de mystère.

En rétrospective je réfléchirais peut être à deux fois avant de partir dans la mangrove de Santubong qui abrite des crocodiles d’estuaires… et j’irais à Bako qui est absolument grandiose !

LOVE THE MANGROVE – LOVE BORNEO – LOVE PLANET EARTH!

Mon Histoire en ebook

 

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DU PYTHON AU PETIT DEJ?

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Je me souviens encore de mon premier petit déjeuner pris à Kuching; c’était aussi mon premier petit déjeuner tropical. Swee Ann m’avait emmenée dans un coffee shop populaire où les patrons servaient des Mee Jawa, des nouilles à la javanaise servies nappées d’une épaisse sauce au curry. Quel choc culturel pour mes papilles habituées au café au lait croissant ! Et vous-même, comment aimeriez vous épicer votre petit dej ?

L’un des grands plaisirs (il y en a pas mal) de vivre à Ko Ko Wangi est de pouvoir prendre mon petit déjeuner sur la terrasse tout en observant des oiseaux de toutes sortes s’affairer sur la pelouse ou dans les arbres. Un petit pain farci d’une couche de beurre bien généreuse et une tasse de café au lait (mais oui, toujours) représente sans doute l’épitomé de l’ennui pour la plupart des malaysiens ; ajoutez y un python et ca devient une aventure ! 

C’est ainsi donc que je me suis retrouvée à ramper à plat ventre sur le plancher en bois de fer, à faire de grands efforts de grimaces afin de pouvoir mettre l’œil sur le viseur de mon appareil photo et de réussir à prendre le grand reptile qui avait pris refuge sous une étagère basse.

Il a bien fallu que j’appelle Danson le tatoué alias Le Beast Master, l’homme idéal pour ce genre de mission. Je me berçais de l’illusion que pour une fois, il laisserait sa proie partir finir sa vie dans la jungle toute proche. Malheureusement pour le python, sa viande se vend cher au kilo et cette histoire qui avait débutée au petit déjeuner, se terminera ce soir, servie en soupe sur une table bidayuh.

Les faits étranges de cette histoire… 

La nuit dernière à peine, j’ai rêvé qu’un python avait trouvé le moyen (impossible) de se percher sur une pâle de l’un des ventilateurs au plafond. Ce matin, voilà que j’en trouve un sous l’étagère où se trouve une vieille photo prise il y a de cela quelques années et sur laquelle je porte un grand python adulte autour de mes épaules ! Bizarre, bizarre…

LE PYTHON CURTUS:

Nom: Python curtus brongersmai, brensteini

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(ou Python à queue courte, Python de Bornéo)

Taille: 150 – 300 cm

Ce sublime serpent vivant dans les zones tropicales humides proches des cours d’eau, est un animal à ne mettre qu’entre des mains déjà habituées au contact de serpents “agressifs”. Par conséquent, il est vivement déconseillé de vouloir se lancer dans l’élevage de ce reptile si l’on ne s’est jamais fait la main sur des espèces pour débutant auparavant.

Si vous projetez de faire l’acquisition d’un python curtus, il faut savoir certaines choses à son propos… Premièrement, comme nous l’avons déjà mentionné précédemment, c’est un serpent AGRESSIF: il n’hésite pas à frapper si quelque chose vient à le déranger. Ainsi, il faut éviter cette espèce si vous avez une crainte quelconque des serpents “joueurs”. Deuxièmement, cette espèce n’est pas dénuée d’exigences, notamment au niveau de l’hygrométrie et de la température. Il vaut donc mieux avoir une certaine expérience en matière de reptile avant de se lancer dans l’élevage du python curtus, sous peine de se retrouver avec un animal malade.

Source : http://ophius.chez.com/fichecurtus.html

Dérangé dans son sommeil, le python curtus devient agressif.
 

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LES CORBEAUX SONT ILS MAUVAIS PRESAGE?

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Les matinées que je passe sur ma terrasse sont généralement paisibles avec, pour bruits de fond, la chanson d’un oiseau, le caquètement de quelques pies, le grincement d’une cigale, le croassement d’une grenouille ou encore les aboiements des chiens. Ce matin pourtant, c’est le tintamarre ! Une tribu de corbeaux vient de s’installer au bord de la rivière et je crois entendre un groupe de vieilles mégères! Depuis une dixaine d’années que je vis à Ko Ko Wangi, je n’ai jamais vu un seul corbeau et en voici tout à coup bien six.

Quelque chose a-t-il changé dans leur environnement ? Quelque chose les a-t-il poussés à quitter leur habitant ordinaire ou au contraire, les a-t-il attirés jusqu’ici ?

Les corbeaux, sans doute parce qu’ils ont noirs ont toujours été des oiseaux porteurs de mauvais présages. Je me pose de questions. C’est alors que le ventilateur s’arrête de tourner : coupure d’électricité ! Ici ça veut dire tout d’abord « plus d’air », mais aussi plus d’ordinateur (la pile est à plat), pas de machine à coudre ni à laver, pas de télé etc, etc. La poisse !

Est-ce qu’avec tout ça est-ce que je crois à la malédiction des corbeaux ?

A vrai dire, et si c’est eux qui sont responsables de la panne de courant, je leur suis finalement gré de m’avoir ouvert les yeux sur le fait que je suis devenue une accro de l’électricité. Grace à eux, j’ai pu apprécier, pendant quelques heures, la vie sans courant, à feuilleter mes magazines, à écrire avec un stylo et mieux encore, à me prélasser dans un bain froid. Finalement, même les présages des corbeaux ont un bon coté !

Voici quelques commentaires que j’ai trouvés sur internet, sur les corbeaux et les présages qu’ils sont sensés apporter:

« C’est un signe du diable, donc mauvais présage. »

« En Angleterre, on dit que si un corbeau se pose sur le toit d’une maison, quelqu’un va mourir.”

« Il semble que ce soit un mauvais signe puisqu’on dit qu’ils (les corbeaux) présagent la mort mais ma grand-mère qui les aimait chantait toujours une cantine pour eux : 1 pour la tristesse, 2 pour la joie, 3 pour une fille, 4 pour un garçon, 5 pour l’argent, 6 pour l’or, 7 pour un secret à ne jamais révéler. »

« Les corbeaux sont tout simplement des oiseaux comme tous les oiseaux. Nous ne sommes plus au moyen âge, il n’y plus de bon ou de mauvais présages ; juste des animaux sauvage et c’est tout. Je vois des corbeaux tous les jours et je suis toujours en vie et en bonne santé. »

«  Les corbeaux sont symbole d’ingéniosité et d’aide inespérée. Je prends donc ça comme un bon signe. »

« Elijah, dans la bible, fut nourri par des corbeaux alors qu’il se cachait dans le désert. »

Pour les bouddhistes, le Dharmapala (protecteur du Dharma) Mahakala est représenté dans l’une de ses formes terrestres, par un corbeau.

Avalokiteśvara/Chenrezig, qui est la réincarnation terrestre du Dalai Lama, est souvent associée à l’apparition de corbeaux. Il est dit qu’à la naissance du premier Dalai Lama, des bandits auraient attaqué la demeure familiale. Les parents se seraient enfuis sans pouvoir saisir l’enfant à temps. Lorsqu’ils étaient enfin retournés chez eux, un couple de corbeaux veillait sur le Dalai Lama. La tradition veut que la naissance du premier, septième, huitième et quatorzième (le Dalai Lama actuel) lamas ait été annoncée par des corbeaux(…) »

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MAITRES EN CAMOUFLAGE

Insecte Baton

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Je ne peux m’empêcher de me laisser captiver par l’univers des insectes. Ne serait-ce que le simple fait d’observer ces créatures fascinantes et j’ai l’impression de vivre une véritable aventure sans même avoir à quitter l’enceinte de mon jardin.

A peine ce matin je me préparais à m’installer sur la terrasse pour travailler sur mon lap-top et je déplaçais l’un des fauteuils en rotin de façon à profiter au maximum de l’effet du ventilateur au plafond.

Je suis loin d’être la seule ici à apprécier le confort de notre salon al fresco. Il y a bien sûr ma famille et nos amis que  nous aimons recevoir mais aussi un certain nombre de visiteurs « clandestins » qui s’introduisent en profitant de la nuit : des grenouilles qui se cachent sous les coussins et se retrouvent en cohabitation concurrente avec quelques abominables cicaks , sans parler des oiseaux nocturnes qui ne manquent jamais de laisser leur parafe sur les dossiers des fauteuils sans jamais pour autant se laisser même apercevoir par l’œil curieux d’une femelle de race humaine.

Avec tous ces visiteurs décidément sans gène, il ne me reste qu’une seule ressource afin de protéger les coussins et c’est de les recouvrir de sarongs imprimés de motifs traditionnels dans l’art du tissage et, plus récemment, du batik des tribus du Sarawak à Bornéo. Une palette riche de tons verts projette, semble-t-il hors du tissu les motifs restes blancs. Ce fond de toile décliné du vert le plus clair au plus foncé me rappelle les ombres changeantes des arbres qui bordent notre Sungai*ou de ceux qui dominent la propriété et veillent sur nous depuis les flancs de la colline.

Parmi les ombres sur batik, je jurerais que certaines reflètent la pelouse au delà du plancher en bois de fer ou qu’elles reproduisent la gaieté contagieuse des rizières alentours.

Dans ce jeu d’associations entre les couleurs de mes sarongs et le paysage végétal qui m’entoure je ne dois pourtant pas être bien loin de la vérité. Le batik blanc sur fond vert du Sarawak a des admirateurs ; il s’agit d’une famille de papilionacés maitres en camouflages dont j’ai pourtant réussi plusieurs fois à débusquer des membres parmi les motifs peints à l’encre et qui m’incitent à me poser la question suivante : qui donc, de l’artiste peintre en batik ou de l’insecte à copié l’autre ? Suis-je bête ! La Nature est un mystère.

 

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