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MAITRES EN CAMOUFLAGE

03 May

Insecte Baton

 Mon histoire En ebook

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Je ne peux m’empêcher de me laisser captiver par l’univers des insectes. Ne serait-ce que le simple fait d’observer ces créatures fascinantes et j’ai l’impression de vivre une véritable aventure sans même avoir à quitter l’enceinte de mon jardin.

A peine ce matin je me préparais à m’installer sur la terrasse pour travailler sur mon lap-top et je déplaçais l’un des fauteuils en rotin de façon à profiter au maximum de l’effet du ventilateur au plafond.

Je suis loin d’être la seule ici à apprécier le confort de notre salon al fresco. Il y a bien sûr ma famille et nos amis que  nous aimons recevoir mais aussi un certain nombre de visiteurs « clandestins » qui s’introduisent en profitant de la nuit : des grenouilles qui se cachent sous les coussins et se retrouvent en cohabitation concurrente avec quelques abominables cicaks , sans parler des oiseaux nocturnes qui ne manquent jamais de laisser leur parafe sur les dossiers des fauteuils sans jamais pour autant se laisser même apercevoir par l’œil curieux d’une femelle de race humaine.

Avec tous ces visiteurs décidément sans gène, il ne me reste qu’une seule ressource afin de protéger les coussins et c’est de les recouvrir de sarongs imprimés de motifs traditionnels dans l’art du tissage et, plus récemment, du batik des tribus du Sarawak à Bornéo. Une palette riche de tons verts projette, semble-t-il hors du tissu les motifs restes blancs. Ce fond de toile décliné du vert le plus clair au plus foncé me rappelle les ombres changeantes des arbres qui bordent notre Sungai*ou de ceux qui dominent la propriété et veillent sur nous depuis les flancs de la colline.

Parmi les ombres sur batik, je jurerais que certaines reflètent la pelouse au delà du plancher en bois de fer ou qu’elles reproduisent la gaieté contagieuse des rizières alentours.

Dans ce jeu d’associations entre les couleurs de mes sarongs et le paysage végétal qui m’entoure je ne dois pourtant pas être bien loin de la vérité. Le batik blanc sur fond vert du Sarawak a des admirateurs ; il s’agit d’une famille de papilionacés maitres en camouflages dont j’ai pourtant réussi plusieurs fois à débusquer des membres parmi les motifs peints à l’encre et qui m’incitent à me poser la question suivante : qui donc, de l’artiste peintre en batik ou de l’insecte à copié l’autre ? Suis-je bête ! La Nature est un mystère.

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