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Monthly Archives: May 2012

MES AMIS IBANS DE NANGAT KESIT

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Ma première rencontre avec les Ibans de la longhouse de Nanga Kesit sur la rivière Lemanak avait été un voyage de reconnaissance purement business.

Le Tangga taillé dans du bois de fer permet l’accès à la longhouse. Il donne directement sur le Ruai, la véranda commune.

C’était en 1990 ; je venais d’ouvrir une agence spécialisée dans les circuits sur Bornéo, une entreprise toute a fait encensée à l’époque pour une femme et européenne ! J’étais à la recherche d’une longhouse sympa  qui pourrait recevoir des groupes, petits ou grands, de touristes. Ma première visite s’était révélée être aussi ma première leçon de relations avec les ibans : avec eux, rien n’est vraiment tout à fait « business », par contre c’est toujours et tout simplement une affaire d’hospitalité.

Durant les années qui suivirent, j’accompagnais souvent des groupes et Kesit était devenue ma résidence secondaire en dehors de Kuching ; non seulement y étais-je toujours chaleureusement accueillie, mes jeunes fils qui me suivaient parfois y recevaient une formation de guerrier iban : tir à la sarbacane, pèche au filet araignée et même comment marcher en parfait équilibre sur le rebord des pirogues. J’avais même participé à la semence du riz, une activité qui s’était révélée assez dangereuse sur le flanc a pic d’une colline après un trop grand nombre de rasades de tuak (alcool de riz) servi par une clique de vieilles femmes organisées et certainement obstinées.

Il m’a fallu dix ans, après avoir vendu ma société pour raisons de santé, pour que je puisse enfin retourner

A l’entrée de la Longhouse, un totem pour purifier les visiteurs qui pourraient apporter de mauvais esprits. Bonne idée pour donner aux hôtes surpris, le temps de se préparer.

chezmes amis ibans.  J’ai trouvé  très peu de changement dans la longhouse et autour ; grâce à Dieu, tout  mes amis, en particulier les anciens étaient encore là et en bonne santé. Lorsque je me suis assise sur une natte du tanjong (véranda intérieure), entourée de la plupart des villageois, il m’a été reproché d’avoir attendu beaucoup trop longtemps pour revenir les voir. Rattraper le temps après une longue absence n’était pas difficile : les anciens qui ont perdu du poids mais pas leur sens de l’humour ; mon amie Annie qui elle a « prospéré » en prenant quelques kilos de trop, mais je vois qu’elle est heureuse et ravie de me voir.

A gauche sur la photo, Annie l’iban.

Il y a eu un miring (cérémonie animiste) comme le requièrent les dieux lorsque des visiteurs arrivent dans une longhouse. Les femmes ont servi des gâteaux et du tuak, puis nous avons parlé et dansé et parlé à nouveau jusqu’à ce que l’heure vienne de mon départ.

Assise sur la pirogue qui devait me ramener à la route où j’avais laissé ma voiture, je partais avec la certitude que ce n’étais pas ma dernière visite à Nanga Kesit.

La celebration du Mirin avec les offrandes

NANGA KESIT EN IMAGES…

Les jolies filles ont suivi…

PUIS NOUS AVONS DANCE LE NAJAT…

LES VIEUX AMIS… 

LA VIE CONTINUE A NANGA KESIT… 

 

 

A bientot, Nanga Kesit!

 

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MY IBAN FRIENDS OF NANGA KESIT

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My first visit  to the Iban longhouse of Nanga Kesit,  on the Lemanak River, was a

The Tanga, the access steps to the longhouse

business trip; it was the year 1990 and I was a dare devil European (woman!) in the midst of setting up a tour agency in Borneo. I was looking for a friendly longhouse to take tourists in small or large groups. First trip then, and first lesson: with Iban people, it’s never quite about business; but it is always, quite simply, about hospitality.

In the years that succeeded, as I often accompanied groups, Kesit became a kind of second home away from Kuching; not only was I always welcome, my young sons were instructed in the arts of blow-pipe shooting, jala (net) fishing and well… balancing while walking along the edge of a longboat. I even joined a paddy planting party, a risky job on a tall hill slope after countless gulps of tuak (rice wine) “induced” by a clique of persistent and cheeky old ladies.

To cleanse visitors of evil spirits before they get to the tangga

It took me ten years after I sold my business, for health reasons, to be able to go back to visit my Iban friends in Kesit. Nothing much had changed in and around the longhouse and thank God all my friends, especially the ancient ones were still there and in good health. When I sat down on a mat with most of the villagers around me, I was scolded for having taken too long to come back and visit. Catching up after such a long absence was easy; the ancient ones had lost weight but not their sense of humour; my friend and namesake Annie had “prospered” and had added a few too many kilos, but she was happy and excited to see me.

There was a miring (thanks giving ceremony) as the gods require when visitors come to a longhouse. The women served cakes and tuak and we talked, and we danced and talked again until it was time for me to leave again. As I sat on the longboat that was to take me back to the road where I’d left the car, I knew for sure that I would always find my way back to Nanga Kesit.

The Mirin Ceremony

NANGA KESIT IN PICTURES

The Band turned up with the gongs

Pretty Maidens Followed

Then we danced, Najat!

OLD FRIENDS… 

LIFE GOES ON AT THE LONGHOUSE…

The Tanjong, the outter veranda of the Iban longhouse of Kesit

Time to go home to Kuching, but I’ll be back soon in Nangat Kesit, on the Lemanak River.

 
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Posted by on May 24, 2012 in Discover Borneo

 

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DU PYTHON AU PETIT DEJ?

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Je me souviens encore de mon premier petit déjeuner pris à Kuching; c’était aussi mon premier petit déjeuner tropical. Swee Ann m’avait emmenée dans un coffee shop populaire où les patrons servaient des Mee Jawa, des nouilles à la javanaise servies nappées d’une épaisse sauce au curry. Quel choc culturel pour mes papilles habituées au café au lait croissant ! Et vous-même, comment aimeriez vous épicer votre petit dej ?

L’un des grands plaisirs (il y en a pas mal) de vivre à Ko Ko Wangi est de pouvoir prendre mon petit déjeuner sur la terrasse tout en observant des oiseaux de toutes sortes s’affairer sur la pelouse ou dans les arbres. Un petit pain farci d’une couche de beurre bien généreuse et une tasse de café au lait (mais oui, toujours) représente sans doute l’épitomé de l’ennui pour la plupart des malaysiens ; ajoutez y un python et ca devient une aventure ! 

C’est ainsi donc que je me suis retrouvée à ramper à plat ventre sur le plancher en bois de fer, à faire de grands efforts de grimaces afin de pouvoir mettre l’œil sur le viseur de mon appareil photo et de réussir à prendre le grand reptile qui avait pris refuge sous une étagère basse.

Il a bien fallu que j’appelle Danson le tatoué alias Le Beast Master, l’homme idéal pour ce genre de mission. Je me berçais de l’illusion que pour une fois, il laisserait sa proie partir finir sa vie dans la jungle toute proche. Malheureusement pour le python, sa viande se vend cher au kilo et cette histoire qui avait débutée au petit déjeuner, se terminera ce soir, servie en soupe sur une table bidayuh.

Les faits étranges de cette histoire… 

La nuit dernière à peine, j’ai rêvé qu’un python avait trouvé le moyen (impossible) de se percher sur une pâle de l’un des ventilateurs au plafond. Ce matin, voilà que j’en trouve un sous l’étagère où se trouve une vieille photo prise il y a de cela quelques années et sur laquelle je porte un grand python adulte autour de mes épaules ! Bizarre, bizarre…

LE PYTHON CURTUS:

Nom: Python curtus brongersmai, brensteini

Mon histoire en ebook

(ou Python à queue courte, Python de Bornéo)

Taille: 150 – 300 cm

Ce sublime serpent vivant dans les zones tropicales humides proches des cours d’eau, est un animal à ne mettre qu’entre des mains déjà habituées au contact de serpents “agressifs”. Par conséquent, il est vivement déconseillé de vouloir se lancer dans l’élevage de ce reptile si l’on ne s’est jamais fait la main sur des espèces pour débutant auparavant.

Si vous projetez de faire l’acquisition d’un python curtus, il faut savoir certaines choses à son propos… Premièrement, comme nous l’avons déjà mentionné précédemment, c’est un serpent AGRESSIF: il n’hésite pas à frapper si quelque chose vient à le déranger. Ainsi, il faut éviter cette espèce si vous avez une crainte quelconque des serpents “joueurs”. Deuxièmement, cette espèce n’est pas dénuée d’exigences, notamment au niveau de l’hygrométrie et de la température. Il vaut donc mieux avoir une certaine expérience en matière de reptile avant de se lancer dans l’élevage du python curtus, sous peine de se retrouver avec un animal malade.

Source : http://ophius.chez.com/fichecurtus.html

Dérangé dans son sommeil, le python curtus devient agressif.
 

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PYTHON FOR BREAKFAST?

The Borneo Short-Tailed Python on my lawn

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I still remember my first breakfast in Kuching, my first in the tropics too; hubby had brought me to a popular coffee shop that served Mee Jawa aka noodles à la javanaise in thick hot curry sauce.  A leap from my usual café au lait et croissants. So how would you spice up your breakfast ?

One of the greatest pleasures (there are quite a few) of living in Ko Ko Wangi, is that I can have breakfast on the terrace while gazing at all the busy birds on the lawn and in the trees. A bun stuffed with butter to dunk into usual café au lait (yeap and still!) may seem rather dull to most Malaysians; add a python to it and it becomes a gourmet’s adventure.

This is how I ended crawling flat on the belian floor, struggling to paste my eye on the view finder of my camera to shoot the large reptile that had gone for shelter underneath a low shelf.

I had to call Tattooed Danson aka Beast Master for help, kidding myself that for once he would let his pray go safely into the nearby jungle. Sadly for the python, it had a ringgit value on it’s back and it’s breakfast call will cost it to end up as soup tonight on a Bidayuh table.

The weird part of the story…

Just last night, I dreamed that a python had found its way to rest on the blade of a ceiling fan (highly-lol- unlikely, I know) and this morning, I found one underneath a shelf where I keep an old picture of me taken years ago, holding a huge, heavy adult python. Now wouldn’t you call this spooky?

PYTHON TRIVIA

Adults have been reported to attain a length of 2.1 m (7 feet), although they are usually no more than 1.2 m (4 feet). Heavy-bodied, they can weigh as much as 13.6 kg (30 lb). Females are generally larger than males. The head is broad with several thermo-receptive pits along the nose. The tail is short and tapering.

The color pattern is usually tan with brown blotching, which varies greatly. Though there have been no reported instances of albinism a few individuals display a significantly lighter color, appearing more yellow than brown. Juveniles have a more contrasting pattern than adults. The head is usually yellow. 

Source: http://en.wikipedia.org/wiki/Python_curtus_breitensteini

The Borneo short-tailed python is a very agressive snake; this is something I can write from experience!

 

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LE VIEUX GUERRIER SUR LA COUVERTURE

Mon Histoire En Ebook

Je n’ai jamais su son nom, et je n’ai jamais même songé à le lui demander. C’était le « Tuai Rumah » le chef de la longhouse de Kacong (prononcer catchon) sur la rivière Lemanak, à quelques heures de pirogues, de rapides et de marche à partir de la longhouse de Kesit.

Sur cette photo prise il y a une quinzaine d’années, il devait avoir soixante quinze ans ; mais les apparences trompent, surtout chez les indigènes de Bornéo ; il aurait pu tout aussi bien n’avoir que soixante ans.

La longhouse de Kacong était assez modeste ; elle n’avait qu’une dizaine de portes ; mais elle avait un charme infini, blottie sagement dans la vallée au bord de la rivière aux eaux claires. Malgré la distance et les difficultés (les rapides !) pour y accéder, j’avais pris gout à m’y rendre régulièrement et à y amener des touristes.

Lorsque une équipe de télé française m’avait contactée et demandé de les aider à trouver une vedette pour un épisode de « Faut Pas Rêver », que cette vedette devrait être une longhouse, Kacong avait été mon premier choix. L’équipe avait été ravie, le site était divin et l’accueil chaleureux.

Le lendemain de notre arrivée, le directeur d’équipe était très enthousiaste ; son histoire prenait forme autour de la vedette (la longhouse) ; il souhaitait à présent demander au Tuai Rumah de participer devant la caméra. Il n’osait pas ; le vieil homme avait l’air si frêle sur ses jambes couvertes de tatouages couleur lavande.

La veille à peine, Tuai Rumah avait charmé l’équipe de son histoire que j’avais traduite dans un micro discret. Il était venu d’ailleurs (je pense du Kalimantan) avec son peuple, alors qu’il était un tout jeune chef. Il avait fait un rêve particulièrement intense dont il avait parlé au Manan (sorcier) qui avait reconnu une prémonition : trois hommes chauves lui avaient recommandé de mener son peuple dans une autre contrée et lui avaient indiqué la direction à prendre.

Il y avait eu un ‘ronding ‘ (réunion) durant lequel il avait relaté son rêve tandis que le Manan avait interprété. La décision avait été prise en commun et par tout le village ;  ils étaient partis guidés par leur foi qui les avait guidés jusqu’à ce site sur la rivière Lemanak.

J’avais demandé au chef, si cette exode avait été une bonne décision ? Il m’avait répondu qu’ils avaient vécu en paix (malgré l’insurrection communiste !), que le riz, les fruits, les sangliers et les poissons n’avaient jamais manqué.

Nous étions un petit groupe assis sur la natte du chef, au centre du « ruai » la véranda intérieure où les visiteurs sont reçus et où ils dorment la nuit venue. J’étais assis à la droite du chef, un autre homme de la longhouse à sa gauche et le directeur documentaire face à nous et entouré de plusieurs femmes curieuses et de leurs jeunes enfants. Lorsque je trouvais difficile de parler au chef en dialecte Iban, son assistant était là pour m’aider (nous communiquions en Malais).

Se sentait il de participer activement au cours métrage ? Pourrait-il grimper, sur une distance courte, le flanc de la colline prés de la longhouse ?

Il n’avait pas répondu tout de suite et il m’avait semblé, l’espace de quelques secondes, voir paraitre l’expression d’un un malin plaisir. Il me regarda enfin et pris ma main dans la sienne, enfin il nous donna sa réponse : « Inti nuan pegai tangan aku » (si tu me tiens la main).

Notes :

. La longhouse de Kesit et ses habitants, mes amis, avaient eux aussi été le sujet du même épisode de Faut Pas Rêver.

. Mon ami le Tuai Rumah de Kacong a quittés son village ; il apparait désormais dans les rêves du nouveau chef.

 

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TRESSAGE ET VANNERIE: UNE EXPERTE RACONTE

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Vous êtes peut être en train de vous dire qu’une présentation sur le tressage et la vannerie n’est pas vraiment une partie de plaisir? Détrompez-vous ; il n’y a rien de plus faux.  Heidi Munan, mon amie suisse qui est experte en arts et culture du Sarawak nous a offert un « one woman’s show » percutant autant par ses connaissances que par son humour.

J’étais donc venue au Sarawak Museum pour écouter Heidi et en apprendre plus sur les paniers de Bornéo.

Panier Lun Bawang

Il y a quelques semaines de cela, j’avais obtenu l’autorisation du musée pour justement prendre des photos (sans flash !) de paniers en exposition au premier étage de l’aile Tunku Abdul Rahman du musée. Lorsque j’ai su qu’Heidi organisait une séance d’information pour les employés du musée, je n’ai pas voulu manquer une occasion d’approfondir mes connaissances.

Heidi nous a donc expliqué qu’il n’y a pas si longtemps que ca (100 ans environ), on ne trouvait pratiquement aucun meuble chez les habitants du sarawak, de Bornéo et de la région en général.

A l’entendre, ma mémoire a tout à coup fait un retour en arrière de 30 ans, lorsque les maisons de Kuching n’étaient pas encore cachées derrière des clôtures hautes et impénétrables ; lorsque les rideaux de fenêtres n’étaient une coquetterie.

Mon Histoire En ebook

Il était facile, alors, de se promener en voiture le soir et jeter un œil dans les maisons éclairées par un tube néon. Je me souviens avoir vu très peu de meubles dans ces intérieurs urbains. Il y avait souvent une table ronde pour les repas ; un meuble télé, certainement et le « MUST » du 20eme siècle : l’ensemble salon qui consistait de deux banc (un 3 places et un 2 places) et deux fauteuils avec des coussins Dunlop. Malgré tout, pour regarder la télé, tout le monde s’asseyait par terre, sur une natte artisanale fabriquée au village et souvent héritée d’un aïeul. C’était peut être une façon d’économiser les housses des coussins imprimés de grosses fleurs en plein milieu ; ou peut être était-ce tout simplement une habitude ancestrale qui leur convenait mieux.

Panier Iban Pour le Riz à Planter

C’était dans les années 80 (1980 !!!), dans la ville de Kuching. A l’époque il me semblait bizarre de voir que les gens d’ici n’accordaient que très peu d’intérêt au confort de leur logement.

Je ne savais pas encore que le concept même du genre de confort dans lequel j’avais grandi n’avait fait son apparition dans la vieille Europe qu’au dix huitième siècle ! D’après l’auteur anglais Bill Bryson  que j’adore, le mot « confortable » voulait dire « capable d’être consolé » ; à l’époque, le confort, c’était quelque chose que l’on offrait aux blessés ou aux éplorés.

Sur l’ile de Bornéo, les paniers servaient absolument à tout : tous petits pour y mettre des noix de bétel et un briquet ; plus grands pour y conserver le riz ou quelconque possession; d’autres encore pour ramener la récolte depuis le champ. Certains paniers mesuraient parfois bien plus en hauteur que celui qui les portait !

Il n’y avait pas de mules et pas encore de véhicules à roues et s’il n’y avait pas de prao, il ne restait plus

Cage à Poulets

qu’àtout porter dans des paniers. Heidi a bien voulu nous rappeler qu’il existait même des paniersspécialisés comme par exemple ceux qui servaient a rapporter les têtes d’ennemis à la longhouse. Quelle époque !

Si les Dayaks ont abandonné leurs coutumes de coupeurs de têtes, l’usage des paniers est reste le même en milieu rural. Les paniers et nattes indigènes du Sarawak sont réalisés en fibres végétales tel que le rotin, le bambou, le Pandanus candelabrum (Pandanacées), le marante ou encore l’écorce de l’arbre à pain (takalon)  Il y a quelques années personne ici ne faisait le commerce des paniers, des nattes ou des chapeaux ; ils ne servaient alors qu’un but utilitaire à la famille qui les fabriquait.

Fait en écorce de jaquier, pour conserver la récolte de riz. Ce baril se trouve toujours dans les combles des appartements de la longhouse

De tous temps, ce sont les hommes qui se sont chargés de la cueillette des matériaux nécessaires à la vannerie. C’est un travail très dur, en particulier lorsqu’il s’agit d’aller couper du rotin. Une fois les matériaux livrés à la longhouse, les femmes prennent la relève et s’occupe de calibrer les feuilles ou les lianes avant de pouvoir les tresser et confectionner des objets à usage journalier comme les paniers, bien sûr, mais aussi les nattes sur lesquelles s’assoir ou dormir et même les chapeaux qui protègent du soleil comme de la pluie.

Autrefois, le port du chapeau permettait de s’identifier auprès des autres. Cela permettait d’indiquer le groupe

Heidi Munan

ethnique auquel la personne appartenait et son statut. Heidi possède une collection impressionnante de chapeaux de Bornéo ; elle nous a régalés d’un beau spectacle qui a du semer le doute parmi les spectateurs quant à ses origines ethniques.

« And the times, they are changing »(Bob Dylan)

Paniers faits à partir de lamelles de plastique

Des lamelles de plastique, du papier journal recyclé; nouvelles idées,  nouvelles tendances et nouveaux collectionneurs. La fabrication des nattes pour dormir en marante (nom local bemban), par exemple, se trouvent désormais dans la catégorie des techniques disparues, ou presque ; et tandis que les jeunes dayaks abandonnent la tradition de tresser des nattes de haute qualité, les connaisseurs les collectionnent comme des objets d’art.

Heidi Munan est conservatrice honoraire au Musée du Sarawak et directrice de Crafthub , une association pour la promotion de l’artisanat au Sarawak.

Elle a écrit plusieurs livres sur la culture et les arts du Sarawak. Sur ce sujet en particulier, voir SARAWAK CRAFTS, Heidi MUNAN, Oxfor University Press KL 1989

C’est aussi une experte en perles de Bornéo. Voir son livre BEADS OF BORNEO 

Un autre livre, cette fois ci par un français: IBAN BASKETS, Jean-François BLEHAUT, Sarawak Literary Society, Kuching 1994.

LES CHAPEAUX DE BORNEO

Heidi et ses chapeaux de Bornéo

Chapeau à motif Iban

Chapeau melanau

Collection Sarawak Museum

LES PANIERS DE BORNEO

Panier Saban

Panier Lun Bawang

Panier Kejaman Belaga

Panier Iban Pour Le Riz

Panier Bakan Atip

Dans le coin repas, un panier pour récolter le riz que j’ai décoré d’insectes et de papillons

 

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BORNEO PLAITING & BASKETRY: WHO’S TALKING?

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If you thought that a talk on plaiting and basketry may be a bit dry? You were wrong and totally so. Heidi Munan was talking and it was a one woman’s show: educational, beautiful (the artefacts and Heidi wearing traditional hats) as well as entertaining, which in my opinion all lectures ought to be.

I attended the session at the Sarawak Museum so that I could easily gather information on Sarawak baskets. A few weeks ago I had asked for permission to take pictures (no flash!) of exhibits on the 1st floor of the Tunku Abdul Rahman wing. When I heard that Heidi was going to brief museum officers, I jumped on the opportunity to listen and learn from her extensive knowledge.

Lun Bawang Basket

Heidi explained that, not so long ago, which she places some 100 years back, there was no such thing as furniture in Sarawakian homes. Her comment immediately sent me back 30 years in time, when houses in Kuching did not hide behind thick high fences and when window curtains were luxurious fancy deco. It was easy,to drive around at night and peep into people’s living room in the light of neon tubes.. As I remember it, furniture was very scarce, a dining table perhaps, a TV cabinet certainly, and a 20th century “MUST” have: the living room unit consisting or a 3 sitter and a 2 sitter benches that came with 2 armchairs, all fitted with Dunlop cushions. Watching TV however, was done sitting on the floor, on a locally made mat (often an heirloom), either to save the Dunlop cushion covers with the printed blooms in their centre, or simply out of a cultural habit.

This was in the 1980s, in Kuching town and at the time, it seemed very strange to me that people should show so little interest in their home comfort. Little did I know then that the concept of comfort I had grown up with did not even exist in old Europe until the eighteenth century. According to Bill Bryson  (I love to refer to his book “At Home”) the word “comfortable” then meant “capable of being consoled”. “Comfort” meant “Capable of being consoled”; it was something you gave to the wounded or distressed.

In Borneo, baskets were used for absolutely everything: very small ones were for beetle nuts and flint; bigger ones to store rice and just about any personal belonging and others were for carrying paddy back from the “farm” with some even taller than the man who carried them!

Iban Basket for Paddy Seeds

There were no mules and no wheels here in those days and if they could not use a longboat, people would carry everything inside home-made baskets.

As Heidi reminded us, there were “specialised” baskets too, like those to carry enemies’ heads back to the longhouse. Those were the days!

Baskets and mats, indigenous to Sarawak are still commonly used; they are made with botanical fibres like rattan, bamboo, screw pine (pandanus), arrowroot, or even breadfruit (takalong). Until recently, baskets, mats or hats were not for trade, only for use.

Rice Container Made of Takalong – It is Kept In The Attic Of The Longhhouse

Heidi explained that men have always been the ones to collect the materials needed for plaiting; it is a tough job, especially with rattan. Once the materials have been brought to the longhouse, the women take care of calibrating”  leaves and strips before plaiting them into practical objects, baskets, of course, but also mats to sit or sleep on and hats too that protect form the sun or the rain.

Hats used to serve as a mark of identification, telling which ethnic group and what status one belonged to. Heidi who owns an impressive collection of Borneo hats gave us a splendid show and certainly confused everyone present as to her ethnic origins!

And times they are changing…

Plastic strips, recycled newspaper; new ideas, new trends and new collectors too. Arrowroot (bemban) sleeping mats, for instance, are fast becoming a dying art; while the new generation of Dayaks in not willing to continue the age old tradition of making the prized mats, connoisseurs are collecting them as precious artefacts.

My decorated paddy basket which proudly hangs in my kitchen

Heidi Munan is Hon.Curator at the Sarawak Museum and Director of Craft Hub 

She has written several books on Sarawak’s culture and arts. For this post in particular refer to SARAWAK CRAFTS, Heidi MUNAN, Oxford University Press KL 1989

She is considered an expert in Sarawak Beads. Read BEADS OF BORNEO 

FIRST THE HATS SHOW

Hat With Iban Design

“I did it my way” Heidi Munan

AND NOW THE BASKETS

Saban Basket

Lun Bawang

Lun Bawang

Kejaman Belaga

Bidayuh

Rattan Chicken Coap

Bakan Atip

 
 

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PARADIS TROPICAL EN IMAGES: Telok Melano

Pour des français qui sortent de la grisaille la tête emplie de rêves de plages des mers du sud, Telok Melano, petit village de pécheurs malais est un site idyllique. Depuis quelques temps il y a même de quoi y loger lorsqu’on y vient en touriste curieux de découvrir un peu plus du Sarawak que ce que les brochures ont à offrir. Ici on appelle ça un « home-stay ».

Pour y aller, il faut faire 2 heures de route agreables depuis Kuching et gagner le petit port de pèche de Semantan. A partir de-là, le voyage continue 40 minutes environ en bateau à moteur, le long de la cote sauvage, jusqu’à Telok Melano. Vous pourrez vous repérer à l’aide de Google Map.

Que faire autour de Telok Melano ?

Vous aurez le choix entre la mer et la jungle, sans parler de la mangrove, et vous choisirez sans doute les trois options. Vous pourrez donc nager, plonger, pêcher ou bien partir à la recherche de plantes tropicales et d’oiseaux dans le parc national de Tanjung Datu qui est tout près. Un bon conseil, malgré tout, ne vous séparez pas de votre crème anti-moustiques, arme secrète de tout aventurier dans la jungle de Bornéo.

Un email pour le « home stay » : pnksematanlundu@live.com

Mon Histoire En Ebook

Un contact d’agence de voyage à la carte et ”francaise“: Bornéo à la Carte

Les Photos qui me prennent encore au cœur :

La Mangrove, Une Forêt Extra-ordinaire. On y trouve les poissons amphibiens.

Mon Grand Frère = Grand Amateur de Barques de Pêche

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un Jaquier

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Depot de Noix de Coco

 

Noix de Coco

 

Telok Melano, à bientôt

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 

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TROPICAL HEAVEN IN PICTURES: Telok Melano

There’s no other way to put it; to the western traveller who’s spent a grim winter dreaming of an endless sandy beach and crystal clear waters in the tropics, Telok Melano is an idyllic little Malay village (so my brother tells me) . And now there’s even a homestay!  

To get there, you will first have to drive (the road is good) for a couple of hours from Kuching to the fishing port of Sematan, then board a speed boat for another 40 minutes trip to Telok Melano along the beautiful coast. Check it out on google map.

What to do around there?  You have a choice here between the sea and the jungle and even the amazing mangrove forest and you will probably pick all of them. So you may want to go Swimming, snorkelling or diving, but also deep water fishing, or look for plants and birds, in the near-by Tanjung Datu National Park. One recommendation though, do not forget to bring your insect repellent when you go to the jungle!

Home Stay operator’s email : pnksematanlundu@live.com

If you’d rather use a tour agent

The Photos… and I’m still in love with Telok Melano…

The Amazing Mangrove Forest Home To The Elusive Skipper Fish

My Brother, Always Appreciative Of Fishing Boats

Idyllic

Village lifestyle

 

Country Quitls

 

 

 

 

 

Jack Fruit

 

 

 

 

 

 

 

Coconut Shed

 

Coconut

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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LES CORBEAUX SONT ILS MAUVAIS PRESAGE?

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Les matinées que je passe sur ma terrasse sont généralement paisibles avec, pour bruits de fond, la chanson d’un oiseau, le caquètement de quelques pies, le grincement d’une cigale, le croassement d’une grenouille ou encore les aboiements des chiens. Ce matin pourtant, c’est le tintamarre ! Une tribu de corbeaux vient de s’installer au bord de la rivière et je crois entendre un groupe de vieilles mégères! Depuis une dixaine d’années que je vis à Ko Ko Wangi, je n’ai jamais vu un seul corbeau et en voici tout à coup bien six.

Quelque chose a-t-il changé dans leur environnement ? Quelque chose les a-t-il poussés à quitter leur habitant ordinaire ou au contraire, les a-t-il attirés jusqu’ici ?

Les corbeaux, sans doute parce qu’ils ont noirs ont toujours été des oiseaux porteurs de mauvais présages. Je me pose de questions. C’est alors que le ventilateur s’arrête de tourner : coupure d’électricité ! Ici ça veut dire tout d’abord « plus d’air », mais aussi plus d’ordinateur (la pile est à plat), pas de machine à coudre ni à laver, pas de télé etc, etc. La poisse !

Est-ce qu’avec tout ça est-ce que je crois à la malédiction des corbeaux ?

A vrai dire, et si c’est eux qui sont responsables de la panne de courant, je leur suis finalement gré de m’avoir ouvert les yeux sur le fait que je suis devenue une accro de l’électricité. Grace à eux, j’ai pu apprécier, pendant quelques heures, la vie sans courant, à feuilleter mes magazines, à écrire avec un stylo et mieux encore, à me prélasser dans un bain froid. Finalement, même les présages des corbeaux ont un bon coté !

Voici quelques commentaires que j’ai trouvés sur internet, sur les corbeaux et les présages qu’ils sont sensés apporter:

« C’est un signe du diable, donc mauvais présage. »

« En Angleterre, on dit que si un corbeau se pose sur le toit d’une maison, quelqu’un va mourir.”

« Il semble que ce soit un mauvais signe puisqu’on dit qu’ils (les corbeaux) présagent la mort mais ma grand-mère qui les aimait chantait toujours une cantine pour eux : 1 pour la tristesse, 2 pour la joie, 3 pour une fille, 4 pour un garçon, 5 pour l’argent, 6 pour l’or, 7 pour un secret à ne jamais révéler. »

« Les corbeaux sont tout simplement des oiseaux comme tous les oiseaux. Nous ne sommes plus au moyen âge, il n’y plus de bon ou de mauvais présages ; juste des animaux sauvage et c’est tout. Je vois des corbeaux tous les jours et je suis toujours en vie et en bonne santé. »

«  Les corbeaux sont symbole d’ingéniosité et d’aide inespérée. Je prends donc ça comme un bon signe. »

« Elijah, dans la bible, fut nourri par des corbeaux alors qu’il se cachait dans le désert. »

Pour les bouddhistes, le Dharmapala (protecteur du Dharma) Mahakala est représenté dans l’une de ses formes terrestres, par un corbeau.

Avalokiteśvara/Chenrezig, qui est la réincarnation terrestre du Dalai Lama, est souvent associée à l’apparition de corbeaux. Il est dit qu’à la naissance du premier Dalai Lama, des bandits auraient attaqué la demeure familiale. Les parents se seraient enfuis sans pouvoir saisir l’enfant à temps. Lorsqu’ils étaient enfin retournés chez eux, un couple de corbeaux veillait sur le Dalai Lama. La tradition veut que la naissance du premier, septième, huitième et quatorzième (le Dalai Lama actuel) lamas ait été annoncée par des corbeaux(…) »

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