RSS

Monthly Archives: April 2012

UN AMOUREUX DE LA MALAISIE S’EST ENDORMI SUR SON OREILLER EN PORCELAINE

UN AMOUREUX DE LA MALAISIE S’EST ENDORMI SUR SON OREILLER EN PORCELAINE

L’Oreiller en Porcelaine compte parmi les coïncidences qui se sont toujours glissées dans ma vie, en petites series, sans avoir besoin de me demander mon avis.

C’est mon ami et auteur Américain (publié en français), Robert Raymer qui a été le premier à me parler de ce français longtemps établi à Penang qui lui avait dédicacé ses mémoires publiées chez les éditions You Feng. Quelques jours plus tard, Robert m’avait prêté le livre et je m’étais perdue dans les souvenirs extraordinaires de Christian de Viancourt.

A dire vrai, l’Oreiller en Porcelaine n’est pas un livre, c’est un grimoire, un recueil magique qui plonge ses lecteurs dans un état d’extase comme le ferait une vieille pipe d’opium. Quand on le referme, on se sent « tout chose ».

Mon amie Dominique qui était venue me rendre visite depuis Kuala Lumpur,  m’avait raconté son dernier voyage à Penang et comment un hôtelier français lui avait spontanément passé « quelqu’un » au bout du fil. C’était Christian de Viancourt. Même au téléphone, Dominique l’avait trouvé captivant. Elle lui avait promis de le rencontrer à sa prochaine visite et aussitôt rentrée à Kuala Lumpur, elle avait acquis L’Oreiller. De fil en aiguille, de bouche à oreille, L’Oreiller a sans doute ravi la communauté française de Malaisie toute entière, et il n’a pas fini.

Dans ses mémoires, Christian de Viancourt parle beaucoup des fours à opium qu’il s’était mis à collectionner. Quelques mois après avoir lu son livre, j’étais en voyage au Laos et je n’en n’avais toujours jamais vu. Voila qu’un beau soir alors que je chinais au marché de Luang Prabang, les histoires de L’Oreiller me sont revenues toutes fraiches : devant moi, j’en étais certaine, ce devaient être des fours à opium ; et s’en était ! Je n’ai même pas tenté de résister à l’impulsion et j’en ai ramené deux à Kuching qui me rappellent l’Histoire du commerce de l’opium et les moments passés sur L’Oreiller en Porcelaine.

Il y a quelques jours de cela, Dominique est revenue à Kuching après Penang et je lui ai demandé si elle avait finalement rencontré notre auteur fétiche ? J’étais triste d’apprendre que Christian de Viancourt nous avait joué un mauvais tour en devenant immortel. Non pas à l’Académie Française, mais dans le cœur et la mémoire de ses « fans » et de ses amis, surtout à Penang.

Quant à moi qui n’ai pas eu la chance de le rencontrer, je me permets de lui dédier une citation d’Ernest Renan  « L’immortalité, c’est de travailler à une œuvre éternelle ».

Mes fours à opium, froids!

L’Oreiller en Porcelaine est en vente sur internet ; voici ce que d’autres en disent :

“L’après-guerre en Asie du Sud-Est. Un monde en transformation profonde : guérillas communistes, guerres d’indépendance, émancipation des peuples, luttes fratricides. L’auteur a tout connu de cette période agitée. Mais ce récit se concentre particulièrement sur la vie de quelques Européens pris dans l’engrenage d’expériences hasardeuses et dangereuses dont l’opium forme la trame de fond de cette aventure.

Le cadre d’une vie coloniale en voie de disparition ajoute une dimension tragique à cette fresque qui évoque d’une façon saisissante la fin d’un monde et la naissance d’une Asie pleine de promesses.

Arrivé en Extrême-Orient en 1955, l’auteur a passé une grande partie de sa vie dans cette partie du monde. Planteur de caoutchouc dans une grande société française, il en est vite devenu un cadre supérieur ainsi que responsable d’organismes professionnels et culturels.

Il a pris sa retraite en Haute-Provence.” Editions You Feng 

“Un livre exceptionnel écrit par un français amoureux de l’Asie et qui y a passé toute sa vie. C. de Viancourt nous entraîne en Malaisie à travers jungles, plantations, opium et pirates.”  comitis.com

« Je connaissais bien Christian de Viancourt. Il venait d’Evreux en Normandie comme moi. Un personnage interessant et plein d’histoires humoristiques sur la Malaisie et la vie en general. He is missed!!!! Sad! But he had a very good and full life!!!”  Joelle Wong, Penang

Mon Histoire En ebook

About these ads
 

Tags: , , , , ,

LA MALEDICTION DES FOURMIS

Caramel, mon éditeur en chef et companion d’aventures à Ko Ko Wangi

Il y a les jours qui sont comme tous les jours ordinaires et les jours qui, eux, ne sont pas tout à fait comme les autres. Ces derniers ont pour  particularité de me signaler leur différence dès le saut du lit ; lorsque, par exemple, je me cogne à tous les coins de meubles; que les poignées de portes veulent absolument me retenir par la manche; que la portière de ma voiture devient tout à coup vicieuse jusqu’à m’écraser les doigts ou même à me trancher le mollet et que les objets que je touche préfèrent tenter le saut périlleux jusqu’au sol, quitte à se fracasser à l’atterrissage, plutôt que de me laisser les saisir. Allez savoir?                                                                                                          Il y aussi les jours où je prends la route au volant de ma voiture pour me retrouver seule à vouloir dépasser le 60km/h ou, au contraire, les jours où tous les chauffards se sont donné le mot pour sortir à la même heure que moi, sur le même trajet que moi. Bref, il y a décidément des journées à thème comme celle d’aujourd’hui que je pourrais tout aussi bien baptiser « Journée Insectes ».

Tout a commencé alors que je traversais notre garage et que je faillis marcher sur un énorme rhinocéros qui était venu finir sa vie de scarabé (qu’alliez vous imaginer ?) juste devant ma coccinelle VW noire. En anglais, le rhinocéros et ma coccinelle sont tous deux des « black beetles ». A croire que le malheureux insecte était mort de désespoir devant ce qu’il avait dû prendre pour un ancètre sorti tout droit de Jurassic Park ou, pourquoi pas, de chez les Transformers? Je le cueillis délicatement  pour le poser à l’abri des fourmis.

L’énorme rhinoceros

Alors que je retournais vers la porte de la buanderie, j’évitais à peine de mettre le pied sur un insecte feuille qui était en train de se faire dévorer vivant par une armée de fourmis. Même s’il m’arrive souvent d’en sauver en les ignorant, je hais pourtant  la cruauté de ces bébêtes ! J’ai donc ramassé le pauvre martyr en le prenant délicatement par ses ailes qui étaient fermées l’une contre l’autre par-dessus son corps. Il n’y avait bien sûr rien à faire pour sauver mon protégé, mais je voulais tout de même lui offrir une mort moins horrible que celle d’être dévoré vivant. J’ai pensé un instant le jeter dans les flots de la rivière, ainsi que je l’avais fait pour une chauve-souris qui s’était brisé une aile en heurtant une pale de ventilateur (erreur de radar !); les fourmis rouges l’avaient repérée en quelques secondes seulement. Mais cette fois ci, je manquais de courage et je décidais de laisser mon insecte feuille se reposer sur une grande feuille végétale située bien au dessus du sol.

L’insecte feuille

Quelques minutes plus tard, et de retour à l’intérieur, la machine à laver avait terminé son cycle et je resortais donc par la même porte de la buanderie pour aller étendre le linge. J’évitais in-extremis, un serpent enroulé au pas de la marche! Je vérifiais, le reptile était bizarrement tordu et inerte. Il était mort ; sans doute l’un des chiens ; je devrais observer si l’un d’eux souffrait des symptômes d’empoisonnement ; j’ai malheureusement perdu un cocker qui avait empêché un cobra de pénétrer dans la cuisine (à une autre adresse, en plein centre ville). En Malaisie il n’y a pas de vaccin anti-venin pour sauver les chiens qui se sacrifient pour leur maitresse. 

                          

Armée d’une longue pince, je retournais le serpent aux écailles noires et bleutées. Les deux cotés du corps (une quarantaine de centimètres) étaient décorés de taches oranges alternées sur toute sa longueur jusqu’au dessus des yeux. Je ne sais pas s’il était venimeux mais il était ravissant, digne d’inspirer un maitre joailler. Je décidais de disposer du corps en le jetant dans les buissons derrière la clôture. En passant juste à coté de l’insecte feuille, je remarquais qu’il avait enfin rendu sa petite âme, sans avoir été dévoré. Je l’avoue, j’étais fière d’avoir pu intervenir.

L’étendage terminé, je retournais à nouveau à l’intérieur de la maison. Perdue dans mes pensées sur ces morts en série, je traversais le salon et trouvais encore une autre victime étalée, ses ailes couleurs d’ambre grandes ouvertes sur le tissus blanc satiné de mon sofa : il s’agissait d’une libellule géante comme on en trouve ici. Je me tournais vers Caramel, mon caniche nain ; j’avais besoin de son avis ; il avait l’air tout aussi intrigué que moi. « Veux-tu y mettre la truffe ? » Non, ca ne lui disait rien ; j’y ai donc mis les doigts et c’est alors que la libellule s’est réveillée en sursaut et nous a faussé compagnie ; fin de malédiction ?

J’aurais voulu trouver des mots originaux pour terminer le récit d’une journée certes peu ordinaire, même pour Bornéo mais il me faut conclure en vitesse si je ne veux pas succomber à l’attaque aéroportée d’un bombardier noir. Ciao !

Mon histoire en ebook

 

Tags: , , , , , ,

UNE RIVIERE CLAIRE ET LIMPIDE A BORNEO: J’Y SUIS ALLEE.

Le pont en bambou du Kampung Bidayuh de Senah Rayang

CLICK HERE FOR ENGLISH VERSION

Depuis mon siège de passagère, je vérifie le compteur: 10km depuis le fameux village Bidayuh de Annah Rais. Nous tournons à droite en direction de Kampung Rudan Rayang et Senah Rayang. C’est à ce dernier que nous nous rendons. Danson, mon chauffeur tatoué fait preuve d’un don certain pour les tournures de phrases inoubliables : « If lama on this road, no need drink beer, I mabuk free » (Si la route est longue, pas besoin de boire de la bière, je serai saoul gratis.) Il a raison, c’est une route à virages, qui se tortille à travers un paysage de jungle et de collines verdoyantes entrecoupées de falaises calcaires érodées par des millions d’années de pluies tropicales. Il y a des grottes dont certaines sont connues des habitants pour leurs nids d’hirondelles précieux.
A notre gauche, le village apparait dans la vallée. Même de loin, Senah Rayang a l’air joli et propre. Au delà des toitures aux tons gris-bleu, les collines semblent avoir été modelées pour protéger le village sans l’étouffer. Au bas de la pente nous traversons un pont en planches ; c’est vraiment ravissant. Danson se souvient de sa dernière visite, il y a environ deux ans lorsque la route n’était pas encore goudronnée et que la boue épaisse et glissante rendait l’accès difficile, en descente comme en cote.
Nous nous arrêtons chez le Ketua Kampung (Ketua = Tête et Kampung = Village), le chef du village. Il nous apporte quelques boites de Malta pour les hommes. Il nous explique qu’il est musulman, qu’une grande partie des villageois a été convertie à l’Islam quand ses parents étaient encore jeunes, il y a une trentaine d’années. C’est ainsi que dans ce village Land Dayak de 600 habitants on prie à la mosquée et à l’église anglicane qui est en phase de reconstruction.
Une fois de plus, j’ai suivi Swee Ann, mon mari et la délégation du Sarawak Rivers Board. Un diner a été prévu qui sera suivi d’une séance audio-visuelle dans la salle des fêtes. Une équipe d’experts répondra aux questions des villageois sur la reproduction des poissons dans leur environnement naturel et sur le tourisme, à présent que la route est bonne, que la rivière est propre et qu’un programme de logement chez l’habitant a été homologue par le ministère du tourisme.
Danson s’est porté volontaire pour me guider à travers le village ; il semble aussi déterminé à devenir mon directeur de la photographie : « Viens ici ; regarde par ici ; good photo ! non pas ici ; ici. Yes ! » Il a raison, la vue est magnifique depuis le pont classique recouvert de planches avec en face et en amont sur la Sungai Sungan (la rivière Sungan) qui roule des flots limpides, un autre pont en bambou traditionnel des bidayuhs.
Danson est désormais impatient de me guider à travers les rues étroites, de me faire visiter la longhouse d’origine, de me mener à la cascade naturelle… C’est vrai que le village, les enfants et les habitants que j’ai déjà rencontrés sont charmants mais j’ai envie de m’arrêter et de passer un moment ici ; un moment de bonheur.
Si nous ne faisons pas attention, l’eau propre sera bientôt chose rare sur notre bonne planète. Déjà, en Afrique, 300 million de gens souffrent et meurent même par manque d’eau pour boire et pour irriguer les terres. Ici, à Bornéo, l’eau semble tomber et couler en abondance, rendant la vie plus facile et il en a toujours été ainsi, jusqu’à ce que vienne l’ère du plastique ; non recyclable, non dégradable, qui a suivi les débris biodégradables dans nos rivières. Tout cela est du à de mauvaises habitudes, comme le fait de jeter des sachets ou des boites vides au lieu de les porter jusqu’à une poubelle, ou encore de jeter ses ordures dans la rivière qui les fera disparaitre (en les emportant vers un autre village). C’est bien pour tout cela que les campagnes d’information et l’éducation des habitants des villages riverains est d’importance primordiale. Les programmes de conservation des rivières du Sarawak ont réussi à tourner les aiguilles à l’envers de quelques vingt cinq ans en arrière à Senah Rayang où la rivière est enfin redevenue une métaphore de vie.

Au dessous de moi, dans la rivière, des enfants s’amusent à sauter dans l’eau et à s’arroser ; ils veulent mon attention et ils éclatent de rire. Ils n’ont pas à se soucier de l’avenir de leur village à présent que leurs parents ont appris la leçon du respect de l’environnement, de leur héritage : des poissons dans la rivière, des oiseaux qui se nourrissent de poissons, toutes sortes d’animaux et de créatures en fait, et des cultures saines et bien arrosées.
Je retrouve Rosli, le chef du village. Il me demande de lui donner des conseils pour ne pas décevoir les touristes. Je suis ravie de lui citer une liste d’activités comme la visite d’une classe d’école, le trekking dans la jungle à la recherche de plantes, la chasse ou même la chasse aux insectes nocturnes ; des leçons de cuisines (les femmes sont bonnes cuisinières) et bien sur la baignade dans la rivière ou à la cascade. Pourtant, ce qui charmera le plus les visiteurs, c’est tout simplement la gentillesse des habitants et l’amour et le respect qu’ils ont pour leur village.
Kampung Senah Raya m’a tout à fait séduite et à dire vrai je m’y installerais bien pour écrire au bord de l’eau et me rafraîchir dans la rivière entre deux paragraphes. Il ne manque plus que l’internet et je déménage !


 

COMMENT SE RENDRE A SENAH RAYANG:
Au départ de Kuching, prendre la direction de SERIAN sur 10 miles.
A Kota Padawan (ancien « Tenth Mile Bazaar ») prendre la direction d’ ANNAH RAIS.
Au croisement d’Annah Rais (Annah Rais Home Stay est à droite) continuer tout droit direction JALAN KUCHING SERIAN.
Continuer sur 5km puis tourner à droite (tout droit = Jalan Kuching Serian)
En chemin vous verrez un panneau “BUKIT NANAS” et “SEMERU”
A 7km d’ Annah Rais traverser KAMPUNG DUNUK.
A 10km d’ Annah Rais, suivre le panneau: KG RUDAN RAYANG – KG SENAH RAYANG. Encore 3.2km et vous serez enfin à KG SENAH RAYANG (sur votre droite).

CONTACTS POUR CHAMBRE D’HOTES:

Mon Histoire En ebook

email M. Amin Bin Abdullah amina1@sarawak.gov.my

Telephone: M.Johari (60) 14 692 1075 

à partir de la  Malaisie: 014 692 1075

Les photos:

La jolie route qui mène à Kampung Senah Rayang

La jungle

“un paysage de jungle et de collines verdoyantes entrecoupées de falaises calcaires érodées par des millions d’années de pluies tropicales.”

Le village de Senah Rayang

Le pont à l’entrée de Kampong Senah Rayang

Rosli, le chef du village compose sa mise avant la photo.

Le chef du village nous a reçus chez lui. Nous avons admiré les médailles et les trophées sportifs au tour de la télé et l’expo de photos de famille.

Le petit magasin du village fait partie de la maison

La longhouse d’antan tient toujours sa place au sein du village et elle est encore habitée et recoit la télé!

La verandah commune à l’intérieur de la longhouse.

La terrace extérieure de la longhouse, tous ces bambous doivent être remplacés régulièrement.

Dans la cour de l’école, on a construit une maison traditionnelle pour que les enfants n’oublient pas. Ils peuvent jouer à l’intérieur.

2012 La nouvelle génération

Ruelle d’un joli village

Promenade dans le village

Fenêtre de cuisine

Un joli mimine bien nourri au poisson de la rivière?

On se croirait presque au Farwest plutôt qu’au Far East non ?

Dans le village

L’étendage mode Sarawak.

Les jardins de Senah Rayang.

Le bambou s’utilise partout.

La promenade à travers les jardins est un véritable plaisir.

Marches taillées dans du bois de fer.

Au coin d’une ruelle, un grand bouquet d’orchidées !

En attendant le nouveau clocher.

Provision de bûches et panier.

L’incinérateur du village, pour papiers et cartons.

Le pont conventionnel depuis lequel j’ai photographié le pont en bambou.

L’eau claire de Sungai Sungan.

Les enfants qui jouent dans la rivière.

La rivière Sungan sera son héritage.

Comment préparer un banquet : un bon feu et des marmites géantes déjà noircies.

Des pousses de bambou en sauce, des feuilles de tapioca, du bœuf sauce Rendang, du poulet grillé façon Senah Rayang, poisson grillé et servi dans une grande feuille d’arbre…. Et du riz bien sur. Les femmes sont bonnes cuisinières et prêtes à partager leurs recettes avec les visiteurs.

Les enfants étaient invités à la présentation audio-visuelle.

Le soleil se couche en beauté sur Senah Rayang où j’ai passé une merveilleuse journée.

 
2 Comments

Posted by on April 23, 2012 in Decouvrez Borneo

 

Tags: , , , , , , , , ,

I HAVE BEEN TO ONE OF THE CLEANEST RIVERS IN BORNEO

The Bamboo Bridge Over Sungai Sungan

Clicker pour la version française

From my passenger’s seat, I check the meter: 10km passed the famous Bidayuh longhouse village of Annah Rais. We take a right turn to Kampungs Rudan Rayang and Senah Rayang. Our destination is the latter. Danson, whom I like to nick-name “tattoo driver” (for good reasons!) is never short of witty comments: “If lama on this road, no need drink beer, I mabuk free” (If we drive too long on this road, we won’t need beer to get drunk).                                                                  He’s right, the road is winding and that’s what makes it such a great country ride through sceneries of amazing forest greens punctuated with striking white limestone cliffs which have been eroded by a million years of tropical rains. There are caves in there, some are known to the locals for their priceless bird’s nests; certainly as priceless to the swiftlets who build them as to the men who sell them.

On our left, the village reveals itself in the valley. Even from a distance Senah Rayang looks pretty and squeaky clean.  Beyond the pleasant soft greys of the roof tops, the hills seem to have been gently shaped to cocoon the village without dwarfing or chocking it.

We reach down the hill and cross a wooden bridge; it’s so pretty, really. Danson remembers his last visit, a couple of years back when there had been no tar road and slippery mud had made it a real challenge to negotiate the slope, whether driving up or down. We stop at the Ketua Kampung’s house (Ketuah means “head” and Kampung means “village”), the village’s chief. He brings out a few cans of Malta for the men. Because he is Muslim, it is meant to replace beer. He explains that he belongs to the second generation of Muslim converts in this Land Dayak village which now counts six hundred souls, a small mosque and a brand new Anglican church in the making.

Today, and again, I am following Hubby and the Sarawak Rivers Board Delegation. There’s going to be a dinner followed by an audio visual show in the village hall. A team of experts will be answering questions, mostly on how to manage fish reproduction in the natural environment of the river and how to attract tourists, now that there is a proper road to come here, that they have beautified and cleaned up their river and that a home stay programme is being approved by the ministry of tourism.

Danson has volunteered to guide me through the kampong; he’s also set to become my photo-shooting manager: “From here, good photo. Not here; here, this way. Yes!”  And I agree that it is a splendid sight as I am standing on a conventional wooden bridge, looking yet at another traditional Bidayuh bamboo bridge over the almost perfectly clear waters of Sungai Sungan.                                               Danson is impatient to take me further into the streets, to visit the old longhouse, walk to the waterfall… It is true that the place, the children and the people I have met are very charming, but for a while I just want to stop and stand right here and love what I’m seeing.

Clean water is fast becoming a scarcity on our dear planet; in Africa only, some three hundred million people are either suffering or dying from lack of drinking water and irrigation for trees and crops to grow. Here in Borneo, it seems so plentiful, so easy and so it had always been until came the age of plastic, non recyclable and non degradable, which followed other degradable garbage into our rivers.                    Bad habits, like throwing waste where ever we stand and counting on a river to take it away and make the problem disappear (down to someone else’s village) is one of them, and that is why awareness campaigns, educating people on the need to preserve and protect our rivers are so important. Programmes promoting the conservation and rehabilitation of the Sarawak rivers have turned the clock back some twenty five years in Senah Rayang where a river has become again a metaphor for life on earth.

Down below me, in the sungai, children are jumping and splashing water; they want my attention; they are laughing and need not worry about the future here, now that their parents have learnt to respect their environment, their heritage. There will be fish and birds that feed from them; there will be all sorts of living creatures and there will be crops to feed the village.

Once again I meet Ketuah Kampung Rosli who asks me how to keep tourists satisfied? I am happy to list out many things visitors could do here, like visit the school during class, go trekking through the jungle looking for herbs and plants, go hunting or why not look for night insects; learn cooking from the women (they are good cooks!) and obviously enjoy the river and the waterfall. Yet, and truly, what will win over any visitor is the kindness of the people and their inspiring care for their environment.

I tease Hubby and his Chairman YB Datuk Roland Sagah that with an internet connection, I would gladly settle in Kampung Senah Rayang.

 
HOW TO GO TO SENAH RAYANG:

From Kuching: direction SERIAN for 10 miles

At Kota Padawan (also known as 10th mile bazaar): direction ANNAH RAIS.

Pass ANNAH RAIS junction (on the right is Annah Rais Home Stay) straight direction JALAN KUCHING SERIAN.

5km down the road, turn right. (if straight it is still Jalan Kuching Serian).

Pass Kampungs BUKIT NANAS and SEMERU.

7km from Annah Rais cross KAMPUNG DUNUK.

10km from Annah Rais you’ll find the road sign to: KG RUDAN RAYANG – KG SENAH RAYANG. Another 3.2km and you’re in KG SENAH RAYANG (on your right).

HOME STAY CONTACT:

Mr. Johari tel: (60) 146921075    Within Malaysia: 014 6921075

Mr. Amin Bin Abdullah : email amina1@sarawak.gov.my

THE PHOTOS:

The Road to Kampung Senah Rayang

The Jungle

"amazing forest greens punctuated with striking white limestone cliffs which have been eroded by a million years of tropical rains."

Kampung Senah Rayang

Arriving at Kampung Senah Rayang, Crossing the Bridge

Ketua Kampung Rosi making himself presentable to be photographed

Ketua Kampung Rosli invited us inside his house; lots of trophies and lots of photos.

The village supply shop is part of the house. That's where the Malta came from!

The old longhouse is still part of the village and occupied, hence the sattelite dish.

The common verandah inside the longhouse

The terrasse outside the longhouse. Note the bamboo work which has to be replaced regularly.

As modern buildings are becoming the norm, the community built a traditional house on the school grounds for the children to remember the history of their village. They are allowed to play inside the house.

2012 The New and Beautiful Generation

A street in very pretty Kampung Senah Rayang.

Walking through the village

A kitchen window

One healthy cat! Must be all the fish?

Far East or Farwest?

In the village

Hanging the laundry à la mode du Sarawak

Going through gardens

Making use of the versatile bamboo in the gardens

Step up the old fashion way

Gardens of plenty at Kampung Senah Rayang

Orchids grow at street corners

The church bell awaiting the new tower.

Logs supply and basket

The village incinerator for papers, cardboard and dry stuff.

The conventional bridge from where I took the picture of the bamboo bridge. There are three bridges within the village alone.

How clear is the water of Sungai Sungan?

Children who wanted my attention; they had it and I would have loved to join them!

Sungai Sungan is his heritage

Cooking for large numbers: lots of logs and huge cooking pots

Bamboo shoots, tapioca leaves, beef rendang, grilled chicken a la Kg Senah Rayang, fish grilled and served in a leaf.... with rice, of course. The women are good cooks and they are happy to teach visitors like me.

Education for conservation: The children are happy to watch the video show on fish breeding.

The sun sets on a beautiful day I spent at Senah Rayang.

 
Leave a comment

Posted by on April 23, 2012 in Discover Borneo

 

Tags: , , , , , , , , ,

INSECT OR ANCIENT ALIEN? / INSECTE OU EXTRA TERRESTRE?

BILINGUAL POST – BILLET BILINGUE

I found this charming creature (note the sting!) on my door-step. As it already crossed over to insects’ heaven, I was able to take a close look at it and frankly, it reminded me of one of those out-of-space creatures made in Holliwood special effects studios which always look horribly terrifying yet are so clumsy when it comes to moving about on our good old planet.

goodreads.com

J’ai trouvé cette créature charmante (remarquez le dard!) devant ma porte. Comme il était déjà passé de vie à trépas, j’ai pu l’examiner à loisir et franchement, il m’a fait penser à ces créatures extra-terrestres made in Hollywood qui ont toujours un air certes méchant mais surtout gauche à se déplacer sur notre bonne vieille terre.

 

Tags: , , ,

TANGORA CHANTE AU BORNEO JAZZ FESTIVAL 2012

Rendez -vous annuel du Borneo Jazz Festival à Miri les 11 et 12 Mai 2012.

Il y aura Tangora qui nous regalera de ses chansons inimitables en créole, anglais, latin et même en français! Avec elle il y aura Eric Vincenot, Tony Rabeson et Jonathan Jurion.

Renseignements: Programme et billets

.LISEZ MON HISTOIRE “PARTIE A BORNEO” EN VERSION EBOOK.

.

 

Tags: , ,

UN JOLI VILLAGE BIDAYUH: KAMPUNG PRAYA

 
Kampung Praya, Le Village de Praya Vu de La route

CLICK HERE FOR ENGLISH VERSION

Le weekend venu, il se passe toujours quelque chose dans les environs de Kuching. Cette fois ci, le village de Praya recevait un prix prestigieux remis par le Sarawak Rivers Board pour récompenser les efforts d’embellissement des rives de la rivière Praya.

Peut être est ce parce que je suis du signe du verseau que j’ai toujours ressenti une attirance pour les rivières ; et dès que j’entends dire qu’un village tout entier a décidé de changer ses habitudes et de nettoyer son environnement, je veux aller voir ça. Je me suis donc faite toute petite et j’ai suivi mon cher époux qui lui était en mission officielle.

Le projet TANGANG est un programme d’adoption (du village par le Sarawak Rivers Board) qui encourage les populations riveraines à nettoyer le long de la rivière et à limiter la pêche au filet à une seule fois par an tandis que le service « Héritage » du Rivers Board se charge de replanter les berges dans un effort de ralentir l’érosion.

Ce Samedi donc, la population toute entière du village de Payar s’était réunie pour accueillir le Chairman du Rivers Board qui venait inaugurer une plaque commémorative et remettre le prix au chef. Tandis que les anciens tapaient sur leurs gongs, les représentants élus guidaient la délégation pour la traversée du pont traditionnel construit entièrement de  bambous. Le reste de la gente masculine attendait impatiemment que le concours de pêche commença enfin. Je remarquais avec regret qu’aucune femme ne faisait partie du comité de réception et aucune encore ne participait au concours.

Alors que je suivais les évènements cachée derrière mon appareil photos, je ne pouvais m’empêcher de vouloir sauter dans la rivière si tentante. Je retournerai certainement à Payar, d’autant plus que le chef a bien voulu me confier qu’il y aura bientôt la possibilité de séjourner en chambre d’hôte. A suivre….

Mon Histoire En ebook

Comment se rendre à Payar:

Par la route depuis Kuching( environ 1 heure et demi de route) en direction de Serian. Après le village de Tapah, tourner à droite direction « Old Kuching Serian Road .

Les Photos…

 

La Rue Principale de Praya

Juste en face des habitations, des abris de jardin. La terrasse en bambou sert pour faire sécher le linge ou les récoltes (poivre, cacao…). 

Ballade dans le village, l’ entrepos d’un fermier.

Encore un abri. Je les adore.

Des enfants traversent le pont traditionnel en bambou

Les membres de la délégation officielle sur le pont

Le chef du village escorte le VIP chairman du Sarawak Rivers Board M. Roland Sagah

Accueil musical, les anciens aux gongs

Les gongs bidayuhs

Des plus jeunes aux plus âgés, personne n’a voulu manquer la fête.

Sungai Praya, la rivière Praya

 Avant toute chose, l’apéro mais servi avec du riz savamment emballé dans des berlingots de feuille.

 

Le concours de pêche

Un VIP prévoyant qui veut garder les pieds secs.

La pêche c’est du sérieux

Un jeune participant qui apprend à perdre avec patience

Monsieur le député aux jeunes villageois: “Quand j’avais votre âge…”

Enfin un gagnant!

Le pont de la rivière Praya ; je me suis promis d’y retourner bientôt.

 

Tags: , , , , ,

KAMPUNG PRAYA, BEAUTIFUL BIDAYUH VILLAGE

Kamoung Praya, View From The Road

Cliquez Pour La Version Francaise

There’s always some event happening somewhere during the weekend around Kuching. This time the village of Praya was receiving an award from the Sarawak Rivers Board for its efforts in the beautification of its river, the Praya River aka Sungai Praya.

Perhaps because I am an Aquarius, I simply love rivers; and when I hear that the people of a village choose to make an effort to change their ways and get together as one to clean and beautify their environment, I want to meet them. So I made myself very small to follow Hubby.

The TAGANG project is an adoption programme (of a village by the Sarawak Rivers  Board) which challenges riverain populations to clean up  the banks, maintain them and restrict net fishing to once a year while the Board’s Heritage department takes charge of re-planting with suitable trees to slow down erosion and produce fish feeding fruit..

This Saturday, the whole population of Payar had gathered to welcome the chairman of the Rivers Board who had come to unveil a commemorative plaque and place the award in the hands of the village chief. While the elders were beating the gongs, the officials were leading the delegation across a traditional bamboo bridge; the rest of the men were waiting for the fishing competition to start. Sadly though, not a single woman was involved either with the welcome committee or the fishing challenge.

While I was following the events from behind my camera lens, I couldn’t help but wish I could simply jump into the tempting river. I must definitely go back to Prayar especially since the chief shared with me that a home stay programme would be starting quite soon.

HOW TO GET THERE

By road from Kuching towards Serian. It’s just over one hour’s drive. After Tapah village, turn right at the “Old Kuching-Serian Road” junction.

The Photos…

Kampung Praya, The Main Street

 

Opposite the houses, on the main street, storage sheds with platforms to dry the laundry or the crops (pepper, cocoa...)

Strolling through the village, a farmer's shed

Another Farmer's Shed, I love them

Children crossing the bamboo bridge

The Official Delegation Crossing The Bamboo Bridge, Ahead of VIP Chairman Of The Sarawak Rivers Board

The Village Chief Leading YB Datuk Roland Sagah Wee Inn (in blue), Chairman of The Sarawak Rivers Board

The Elders Playing The Welcome Gongs

Bidayuh Gongs

Young and Old, No-one Was Missing

Sungai Praya

It's A Fishing Competition!

Mr. Chairman Came Prepared To Keep His Feet Dry - Foresight!

The Competition Is Intense!

A Young Fisherman Competitor Learning Patience and, Sadly... Defeat.

Mr. Chairman YB Roland Sagah To Young And Promissing Kampung Boys: "When I was your age..."

"I have a cat! A catch! A cat-fish!"

I have promissed to myself that I will cross this bridge again soon.

 

 
 

Tags: , , , ,

VIVE LE ROI!

Mon Histoire En ebook

FOLLOW THE LINK TO THE ENGLISH VERSION

Aujourd’hui c’est jour férié pour l’ensemble du pays. Il est vrai qu’en Malaisie ça arrive très souvent; mais cette fois ci c’est une journée chômée obligatoire au vu du Holidays Act 1951, section 8. Personne ne se plaint et l’humeur est festive pour le couronnement du nouveau roi (le 14eme) de la Malaisie, le Yang di-Pertuan Agong Tuanku Abdul Halim.

La liste des titres officiels de sa majesté. Quelques documents prennent un raccourci : KDYMM SPB Yang Di-Pertuan Agung of Malaysia.

Sa majesté et son épouse Raja Permaisuri Agong  Tuanku Hajah Haminah – son titre exact est Seri Paduka Baginda Raja Permaisuri Agong Tuanku Hajah Haminah – avait été élu le 13 Décembre 2011 à l’échéance du terme de son prédécesseur.

Le roi de Malaisie règne pour un terme limité à cinq années. Les sultans des différents états se succèdent tour à tour pour jouer un rôle symbolique à la tête du pays et devenir l’autorité Islamique suprême. Ce qui est exceptionnel pour Tuanku Abdul Halim qui dans sa vie ordinaire est le 27eme sultan de l’état de Kedah, est qu’il est, non seulement, le tout premier à occuper le trône de Malaisie pour un 2eme terme (il a été le 5eme Yang di-Pertuan Agong de 1970 a 1975) mais à 85 ans il est aussi le monarque le plus âgé à avoir jamais régné. Que pourrait-il y avoir de plus approprié pour lui que d’emménager dans un palais tout neuf et couronné de 22 dômes jaunes (la couleur royale) ?

 
Leave a comment

Posted by on April 11, 2012 in Traditions & Evenements

 

Tags: ,

HAIL THE NEW KING!

VERSION FRANCAISE SUIVEZ LE LIEN: VIVE LE ROI!

Today is a holiday all over the country of Malaysia; in fact, and under section 8 of the Holidays Act 1951, it is a “compulsory” holiday. Who’s to complain, the mood is set on celebrating the coronation of the new and 14th king of Malaysia, Yang di-Pertuan Agong Tuanku Abdul Halim.

The King’s list of his Majesty’s official tiles. Some documents refer to him in short as KDYMM SPB Yang Di-Pertuan Agung of Malaysia.

His Majesty together with Raja Permaisuri Agong  Tuanku Hajah Haminah, his wife – her full title Seri Paduka Baginda Raja Permaisuri Agong Tuanku Hajah Haminah – was elected on the 13th of December last year when his predecessor’s term ended.

The king of Malaysia reigns only for a term of five years; sultans of various states take turn in being honoured as the symbolic and Islamic religious head of the country. What is even more special with Tuanku Abdul Halim, ordinarily the 27th Sultan of the state of  Kedah, is that he is the first person to hold the position twice ( he served as the fifth Yang di-Pertuan Agong from 1970 to 1975) as well as the oldest elected to the office (he is eighty five). What more befitting to add to the grandeur of the event than a new palace with 22 yellow (the royal colour) domes for the new king?

 
Leave a comment

Posted by on April 11, 2012 in Traditions & Events

 

Tags: ,

 
Follow

Get every new post delivered to your Inbox.

Join 141 other followers